DEUXIÈME PARTIE
h la chambre l’autorisation de poursuivre Louis Blanc.
Ces deux membres du parquet, républicains ardents après les journées de février, avaient déjà fléchi devant les réactionnaires dont ils recherchaient l’approbation, en venant ainsi, comme magistrats, prendre l’initiative d’une accusation contre un de leurs collègues.
Les deux principaux arguments de leur réquisitoire étaient ceux-ci :
Louis Blanc a félicité l’émeute de reconquérir le droit de pétition en pleine assemblée.
Louis Blanc a parlé deux fois à l’émeute.
Malgré leur insistance dans le cours d’un vif débat, les mystères de l’instruction secrète n’ayant pas été révélés aux représentants du peuple, l’autorisation de poursuites fut refusée.
M. le baron Portalis et M. Landrin s’indignèrent et donnèrent leur démission. M. Lacrosse s’était joint à eux et s’était également démis de ses fonctions de membre du bureau.
M. Jules Favre, qui, par une ancienne animosité contre Louis Blanc, avait appuyé la proposition et demandé qu’on livrât l’accusé sans éclaircissement préalable, se retira furieux.