DEUXIÈME PARTIE
commission d’enquête fut nommée et dut chercher à vérifier le fait.
On vint me demander si c’était moi qui avais livré ce document à M. Taschereau. Je répondis ce que j’avais déjà dit à Blanqui, lui-même, qui, la veille, m’avait fait pareille demande :
« que j’ignorais entièrement l’existence de ce manuscrit, retrouvé dans les cartons du ministère de l’intérieur. L’écriture n’était point de Blanqui. On reconnut plus tard que cette pièce avait été copiée par un nommé Lalande , exsecrétaire à la chambre des pairs, lequel vivait retiré en province depuis trois ans.
Les préoccupations de chacun des membres de la commission empêchèrent l’enquête d’aller plus loin. Mais la conviction de tous fut que Blanqui seul avait donné ces renseignements, pendant qu’il était sous le poids d’une condamnation capitale. Les citoyens Barbés, Martin-Bernard , Raisan et Lamieussens affirmèrent que tous ces détails n’avaient pu être révélés que par lui, et que la description de leur caractère était exactement la même que celle faite par Blanqui, dans ses moments confidentiels , à chacun d’eux sur le compte des autres.
Blanqui protesta de son innocence, lança