DEUXIEME PARTIE
rante : on eût dit d’une immense famille unie dans la plus profonde et la plus fraternelle sympathie. »
A dix heures du soir, les dernières colonnes serpentaient encore devant l’Arc de Triomphe. Quelques-uns des membres du gouvernement s’étaient retirés. Aussitôt le défilé terminé, les montagnards et la garde républicaine se rassemblèrent et cédèrent le pas à la garde nationale riveraine , pour escorter le ministre de l’intérieur jusqu’à son hôtel.
Le cortège se mit en marche à la lueur des torches, précédé par la musique du Gymnase dramatique, laquelle jouait des airs patriotiques, chantés en chœur par tous.
M. Ledru-Rollin. par une chaleureuse improvisation, engagea à la concorde et à la fraternité les citoyens groupés dans la cour du ministère.
Gomme lui, je fus reconduit à la préfecture, où je remerciai à mon tour mes soldats patriotes, les engageant à faire toujours une bonne et sage police, qui leur conquerrait l’affection du peuple.
A minuit, la ville encore illuminée, s’endormait dans une sécurité de favorable augure.
Qu’a-t-on fait , depuis ce temps-là , de la