CHAPITRE VII
Dieu sait l’agitation et le mouvement que s’étaient donnés les meneurs d’élection. Jusqu’à la fin, on employa bien des manœuvres et des fraudes : par exemple, dans quelques mairies, les bulletins de vote se distribuaient , dans la cour, aux premiers venus, et on en faisait trafic aux portes.
Je crus devoir flétrir ces abus coupables et rappeler à la conscience politique ceux qui tentaient de fausser les élections.
On lisait, dans ma proclamation du 25 avril :
« Il faut que chacun saisisse les conséquences désastreuses qui peuvent résulter d’une représentation nationale tronquée; il faut que la voix du peuple soif la voix de Dieu ; que le sentiment politique intime se révèle pur et sans souillure de ces trafics scandaleux , qui , sous le régime tombé, altéraient même les votes des privilégiés.
« Qu’il n’en soit plus ainsi, pour la gloire et le bonheur du peuple républicain ; qu’il écrase sous le poids de sa moralité les manœuvres de quelques hommes qui veulent porter atteinte à la sainteté de ses devoirs ; et la France régénérée entraînera par son exemple l’humanité tout entière à l’adopfion de scs institutions.
« Dans tous les cas, les mesures sont prises