CHAPITRE XIV
leur offris tous les renseignements qu’ils pourraient désirer.
Après avoir recommandé divers employés au nouveau préfet de police, je le priai, vu la douleur que j’éprouvais, et les divers comptes qui me restaient à régler, de me permettre de coucher cette nuit à la Préfecture. Il y consentit, ajoutant que si je n’avais point d’appartement disposé, je pouvais garder celui que j’occupais.
Je ne comprends pas pourquoi, plus tard, il voulut nier ce fait de simple convenance. Peut-être, quelque honnête employé, pour se mettre bien en cour , m’aura-t-il calomnié auprès de lui. Mais ces faits sont secondaires ; et chacun sait que l’ingratitude et la trahison germent vite en Préfecture de police.
Néanmoins, je reçus plusieurs employés qui vinrent me témoigner leurs sympathies.
La liberté m’était rendue. J’étais heureux de me retrouver simple citoyen, après avoir rendu quelques services à la révolution.