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pentaiciil encore devant FArc de Triomphe. Quelques-uns des membres du Gouvernement s’étaient déjà retirés. Aussitôt le défilé terminé, les Montagnards et la garde républicaine se rassemblèrent et cédèrent le pas à la garde nationale riveraine, pour escorter le ministre de l’intérieur jusqu’à son hôtel.
Le cortège se mit en marche à la lueur des torches, précédé par la musique du Gymnase dramatique, laquelle'jouait des airs patriotiques, chantés en chœur par tous.
M. Ledru-Rollin, par une chaleureuse improvisation, engagea à la concorde et à la fraternité les citoyens groupés dans la cour du ministère.
Comme lui, je fus reconduit à la Préfecture, où jn rea^Fciai à mon tour mes soldats patriotes, les engageant à fai re toujours une bonne et sage police, qui, leur conquerrait l’affection du Peuple.
 minuit, la ville encore illuminée, s’endormait da^we sécurité de favorable augure.
Qu;’ a-t-on fait, depuis ce tenips-là, de la Républi|:^e populaire et de la révolution de Février?
C’est au Gouvernement provisoire, à laCommis- .sipo exécutive, à l’Assemblée nationale, au dictateur Cavaignac et à ses ministres de répondre.
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Le 23 aTriî. — Ouverture des électfuns. — PWvisions divttsW. — EHroi des royalistes. — Les efft'otiités, les habiles et les lâEbes,
— Professions de foi. — MM. Billault, Dufaure, Dupin, Barrot, Thiers. — Manœuvres en province. — La nouvelfe Trinité. — L’ordre, la famille, la propriété. — Moralité de la monarchie. — Réformes sociales. — Le communisme et les campagnes. — Grands et petits. — Cfrculaires du ministre de l’intérieur. — Le buHptin de la République, n» f6. — George Sand.
— La feusse représentation nationale. — Agitation de Paris. — Les clubs et leurs candidats. — Le sourd-muet. — Unité de la bourgeoisie. — La Constitutionnel, le Siècle et le National’. — i Les faui ouvriers. — Comité popubtire. — Le Luxembeurg et le club des clubs. — Négligence des plébéiens. — Les élections de juin et de sepiembre. — Louis Blanc le 27*. — Fraudes électorales,— Proclamation du 23avrif. — Iæs 3A députés de Paris.
— Lamartine et Lamennais. — J’ai. 135^.779 voi*- — Compliments et bouquets.
I,e (îouvernemeal urovisotre avait fixé fe 25 avrilpour l'ouvert, lire des élections générales. Le résultat de cette première appKcation du suffrage nni*versel inquiétait tous les partis, et personne n’aorait pu deviner la proportSon efe con»emfeUrs et
MÉMOIRES UE CAUSSIDIERE.
de républicains, qui allait sortir de cette loterie.
Les royalistes, d’abord effrayés, n’osèrent pas même se présenter dans les premiers temps, et semblaient convenir qu’il fallait être républicain pour organiser la République. Peu à peu, les plus effrontés se risquèrent, puis, les habiles, et jusqu’aux plus timides, qui s’étaient cachés après leur lâcheté en Février. On lut ainsi successivement des professions de foi, humbles et entortillées, de M. Billaut, (le M. Lasteyrie, de M. Dufaiire, de M. Dupin, de M. Barrot, et même de M. Thiers. Cela nous parut assez bouffon, et nous étions bien loin alors de redouter l’influence de ces coteries, sj récemment vaincues.
Mais les riches, les ûnanciers, les propriétaires, les nobles et les abbés se remuaient cependant avec accord dans toutes les provinces, et corrompaient l’opinion par toutes sortes de manœuvres calomnieuses. On se rappelle les mensonges impudents qu’inventaient chaquejour leursfeuilles périodiques, à Paris et dans les départements. De tous côtés, les réactionnaires criaient au communisme et à l’anarchie, pour effrayer les populations flottantes, et les rallier aux prétendus amis de l’ordre.
C’est alors qu’ils découvrirent cette fameuse li i-