‹ Mémoires de chirurgie (volume 3)Chapitre 101 sur 124 · AMPUTATION PARTIELLE DU METATARSE · texte numérisé non relu

AMPUTATION PARTIELLE DU METATARSE

1(5, nouveau frisson, délire. Ces accidents furent attribués à la constitution herpétique du sujet. Le 18 et le 19 les phénomènes s'aggravent; mort dans la nuit du 19 au 20.

A l'autopsie, on ne put examiner que l'estomac et le foie. Dans le premier, malgré les accidents gastriques opiniâtres observés, on ne trouva aucune lésion.

Le foie, diminué de volume, présente les altérations de la cirrhose à la seconde période; il est dur et crie sous le scalpel. A la coupe, on observe de petits lobes indurés, qui sont surtout saillants sur les bords de l'organe. Pas d'abcès métastatiques1.

J'ai une fois, pour un écrasement du pied, enlevé le premier et le deuxième métatarsiens, ce qui ne m'a pas dispensé de compléter quelque temps après l'ablation du reste du métatarse (voy. l'obs. de Lair, p. 717),

Mon opinion sur le peu de succès des amputations partielles chez les scrofuleux remonte à une époque bien ancienne, car la première observation que j'ai prise sur ce sujet est datée de 1845.

Obs. II. — Je vis à celte époque à la Pitié, dans le service de Lisfranc dont, j'étais l'interne, un jeune homme de faible complexion et qui souffrait depuis longtemps du pied droit, Quatre mois auparavant on avait, dans un autre service, enlevé parla méthode ovalaire le cinquième métatarsien avec l'orteil correspondant. Les suites de cette opération avaient d'abord été heureuses et la cicatrisation ne s'était pas fait longtemps attendre; cependant les douleurs n'avaient jamais complètement cessé. Deux mois après l'opération elles se réveillèrent avec intensité; le gonflement reparut au dos du pied, quatre abcès se formèrent successivement et s'ouvrirent tous endedans de la cicatrice résultant de l'ablation du premier os malade. Les quatre ouvertures restées fistuleuses conduisaient le stylet jusqu'au quatrième métatarsien, qui semblait atteint de carie dans toute son étendue.

Une nouvelle opération proposée par Lisfranc fut refusée par le patient, qui quitta le service quelques jours après.

J'ai vu en 1872 un cas analogue, mais avec une issue plus heureuse.

1. On ne peut donc pas dire, comme MM. Dubuclet et Longuet, que le malade a succombé à l'infection purulente.

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