Le 14 septembre
4. Une flotte espagnole très puissante avait été armée à Naples pendant l'hiver de 1635. Elle se montra au printemps devant Toulon, et était sur le point d'attaquer cette })laco lorsqu'elle fut assaillie, le 6 juin, par une violente tempête qui la détruisit en
lequel temps je rendis plusieurs services, tant dans les charges que je faisois qu'au voyage que m'envoyèrent faire en Piémont MM. le comte d'Harcourt^ et l'archevêque de Bordeaux^ pour obtenir de M. le duc de Savoie les postes et commodités dont nous avions besoin pour l'attaque de Morgues^, où j'obtins de ce prince tout ce qu'on en pouvoit raisonnablement désirer, bien qu'il en eût refusé d'autres qu'on y avoit envoyés devant moi.
Mais enfin, ce dessein n'étant plus jugé possible à cause de l'avancement de la saison, le mois de janvier ensuivant, je fus envoyé à la cour par M. le maréchal de Vitry pour y donner part de la proposition que je lui avois faite de l'attaque des îles, ayant estimé que la conjoncture y étdit entièrement favorable pour les raisons qui suivent et d'autant plus que notre armée navale étoit encore ensemble sur les côtes de Sardaigne.
1637. — Mais feu M. le cardinal, qui avoit su que je m'étois toujours montré contraire à cette entreprise, voulut que je lui fisse connoître les causes et le sujet de mon changement. Les premières furent parce que les ennemis avoient alors près de cinquante galères
partie. Au commencement de septembre, lorsque les avaries furent réparées, les vaisseaux espagnols revinrent sur les cotes de Provence.
1. Henri de Lorraine, comte dTIarcourt, grand écuyer de France.
2. Henri Escoubleau de Sourdis, né en 1594, archevêque de Bordeaux en 1629, chef des conseils du roi en l'armée navale de Provence. On a vu dans l'introduction le rôle joué par les Besançon dans sa disgrâce.