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CE DA r EI et accepter une charge dans les bureaux des Tra- 114 Fest OT DATES A rit à jh vaux Publics : charge qu'il aurait refusée,s'il eût SE h sos voûte. des disnoniti k FN consulté ses goûts, ses dispositions et sa santé,
mais qu'il ne put décliner, lorsque tout un AMEL ; RE publie comme celui de Québec, auquel il parais- NPA sait être si utile, le sollicitait de l'accepter. Les services qu’il a rendus au district de Quépat bec et au pays en général dans sa charge, sont
LE à la connaissance de tous, et sont une preuve H | de l'énergie de son caractère et de l'activité
qu'il savait déployer lorsqu'il s'agissait du ser- Hit vice public, malgré la faiblesse de sa santé et ! WE ses souffrances constantes. Sa mort a été, dans l'opinion de beaucoup de personnes, avancée de plusieurs années par les fatigues que lui causè-
PRE rent les nombreux voyages et déplacements | que nécessitait sa charge. M. Casgrain laisse
une veuve inconsolable de la perte d'un si digne époux et treize enfants encore en bas
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âge pour la plupart ”.
Extrait du Journal de Québec :
+ Monsieur le rédacteur,
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* Les nombreux amis de l'honorable C.-E, Casgrain apprendront, sans doute avec intérêt, quelques détails sur ses obsèques, qui ont eu lieu ce matin à la Rivière-Ouelle,
M, Casgrain avait témoigné en mourant, à Montréal, le 29 février dernier, le désir d'être enterré à la Rivière-Ouelle, sa paroisse natale. Sa famille Sest relisieusement conformée à ce désir, et malgré 2 difficultés du transport à une distance de 85 lieues, dans cette saison de l'année, par des chemins impraticables, le convoi funèbre, constamment dirigé par M. P.
Casgrain, seigneur de la Rivière-Ouelle, frère du défunt, a pu arriver heureusement au manoir seisgneurial, mardi soir. Les MM. du collèce de Sainte-Anne, pleins de respect pour la mémoire du défunt, et inspirés d’ailleurs par la reconnaissance des services sans nombre qu'ils en ont reçus, avaient fait connaître d'avance leur désir de lui rendre le dernier hommage, dans le lieu même où il se plaisait tant à les visiter pendant sa vie, En conséquence, le convoi funèbre, à peine arrivé au collège, mardi, à trois heures après-midi, le corps fut reçu par lesélèves et porté par six d'entre eux, en uniforme de
deuil, dans lune des salles. Quelques minutes après, les prières du rituel étant récitées, le corps fut porté processionnellement à l'église paroissiale, où un grand concours s'était déjà fait. Après le libera, chanté en musique par la communauté, le corps fut de nouveau déposé dans la voiture funèbre et reprit sa marche pour la Rivière-Ouelle, où il a pu arriver avant la chute du jour, La cérémonie du lendemain, mercredi des cendres, à fait remettre à aujourd'hui celle des obsèques. L'église n'a pu contenir l'immense concours des paroissiens € la Rivière-Ouelle et des paroisses voisines. MM. les curés, depuis l'Eslet jusqu'à Naint-André, inclusivement, partageant la douleur commune. sont venus, par leur assistance empressée, témoigner de leur estime toute particulière et de leur haute considération pour la mémoire du défunt.
* Un chœur, composé de soixante élèves et régents du collège de Naïnte-Anne, à parfaitement chanté en musique toute la messe et le liberu. Mais ce qui rehaussait bien davantage le deuil de cette triste cérémonie, était la douleur profo. de partagée par tous les cœurs, et peinte sur tous les visages. La vue surtout de ce nombreux cortège de pauvres en pleurs, qui a accompagné le cercueil jusqu'à sa dernière
demeure, avait quelque chose de bien touchant, de bien expressif en faveur de celui qui en était l'objet, Quand M. Casgrain aurait jusqu'à un certain point réussi pendant sa vie à dérober à ses amis la connaissance de ce qu'il versait habituellement dans le sein des pauvres, Îles larmes de ceux-ci, après sa mort, étaient bien propres à révéler les secrets de son ardente charité. Dans cette nombreuse assistance, il v avait très peu de personnes qui ne pussent se rappeler avec bonheur d'avoir reçu du défunt quelque service. La maison de M. Casgrain était toujours ouverte à tous ceux qui croyaient avoir besoin de ses conseils. La connaissance du droit qu'il avait acquise par une étude spéciale, jointe à un désintéressement parfait, donnait un grand poids à ses avis. IT fut toujours le conseilier de l'ordre et de la paix.
“ Mais il est une autre sorte de mérite bien supérieur à tout ce que l’on vient de dire, et qui rendra toujours la mémoire de M. Casgrain infiniment chère à nous les hommes religieux. Aux qualités aimables qui distinguent l’homme du monde accompli, il joignait celles non moins précieuses qui font le vrai chrétien, chrétien pratiquant. Ce qui, par le temps qui court, vaut bien certes l'honneur d’une remarque.
“ Tel est, M. le rédacteur, l'exposé de ce dont je viens d'être temoin. Il y aurait sans
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doute beaucoup de chose à dire de ce citoyen remarquable ; mais les pompeux éloges de la presse n'ajouteraient rien à son mérite, niaux regrets qu'il à laissés. Puissent les hommes placés comme lui à la tête de la société, laisser au delà de la tombe de tels souvenirs de vertus solides et de tels regrets dans le cœur de tous les honnôtes gens ” !
Mes chers enfants, ma tâche est maintenant terminée. Puisse ce travail, que je n'ai entrepris que pour votre utilité et pour la plus erande gloire de Dieu, produire les fruits que j'en ai espérés! Puisse cette lecture vous inspirer le désir de marcher sur les traces de votre vénéré père, et de devenir, comme lui, de fervents chrétiens et de bons citoyens.
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