Messala est ici mis par inadvertance pour PoUion
2. a In Tito Livio, mirae facundiae viro, putat inesse Pollio Asinius a quamdara patavinitatem. » Quintil., Inst. orat., lib. VIII , c. i.
3. On appelait chanoines réguliers ceux qui étaient soumis à une règle monastique. On faisait remonter leur institution jusqu'à saint Augustin; mais ils dataient en réalHé des conciles tenus à Rome en 1059 et 1063.
4. Le Combrailles. qui répond à une partie du département de la Creuse, était une petite contrée au sud-ouest du Bourbonnais et au nord-ouest de r.^uvergne : elle avait pour chef-lieu Évaux.
5. La Coutume d'Auvergne rédigée en 1510 prouve que, dès cette époque, il n'y avait plus de serfs dans cette province. Mais, dans les contrées voisines, et principalement dans le pays de Combrailles, le servage a duré jusqua l'édit d'août 1779. par lequel Louis XVI abolit la servitude personnelle dans la France entière.
SIR Li:S r.RANDS-JOlHS DE KlOri. 4 01
père, il falloit prendre les choses du côté le plus favorable, et que, selon la commune façon de parler, le bon emporte le pire. Cela paroissoit si bien fondé que la théologie, même la plus saine, tient que, si Adam n'eût pas péché, sa femme auroit eu beau manger des pommes, nous n'en aurions point senti d'inconmiodilé. Les autres crioient au contraire contre des esclaves qui vouloient rompre leurs chaînes et briser leurs fers , et soutenoient que la mère doit faire la condition des enfants , parce que , quoiqu'elle ne soit pas le principal principe de notre naissance, elle en est le plus assuré. Ils alléguoient les diverses coutumes de la province qui sont expresses sur ce fait. Ils avoient l'autorité des lois anciennes , qui laissoient dans la condition d'esclave , lorsque l'un ou l'autre parent l'étoit , parce que les mariages des esclaves n'étoient pas de véritables mariages : non matrimonia , sed sodalilia ; ils faisoient enfin valoir cette maxime vulgaire, que la naissance suit la condition de la mère : partns ventrem sequitur. M. Talon dit les plus belles choses du monde sur l'esclavage et sur la liberté, et quelque apparence qu'il y eût de maintenir ce droit d'usage et de coutume, il trouva que ces droits étant odieux et contraires aux lois du christianisme, il falloit les réformer, et conclut à la rédemption de ces captifs sans chaînes ; mais il ne fut pas suivi , et la cour appointa^ l'affaire.
Le 6^ - , on fit exécuter un misérable * qui avoit commis un adultère et un inceste tout ensemble, et qui avoit entrepris sur l'honneur d'une femme qui étoit sa belle-sœur et sa belle-fille. Ils avoient aimé en même lieu son fils et lui, et avoient épousé deux sœurs qu'ils avoient recher-
1 . On appointait un procès , lorsque . la question paraissant trop délicate ou trop compliquée, on renvoyait les parties à une décision qui devait être prise ultérieurement sur le vu des pièces. C'était quelquefois un moyen d'ajourner indéfiniment la solution d'un procès.