Lui donne asile
2. La lettre est datée d'Aurillac; Pomereuil était intendant d'Auvergne.
3. Cette lettre ne se trouve pas dans le recueil des OEurres de Louis XI f. publié par le général Grimoard. Je Tai tirée d'un manuscrit de la bibliothèque de l'Arsenal, in-4*, n" 199, fol. 75 et 76.
NOTICE SUR LES GRANDS-JOURS. Si!
A la fermeté du langage, Louis XIV joignit la fermeté des actions. Des lettres patentes, signées le dernier jour d'août 1665, ordonnèrent que les Grands-Jours seraient tenus à Clermont et fixèrent retendue de leur ressort et les pouvoirs des juges *. Une commission royale , en date du 3 septembre , désigna Henri Potier, sieur de Novion, président à mortier au parlement de Paris, pour aller présider le tribunal. M. de Caumartin, maître des requêtes, devait y tenir le sceau. Les autres commissaires étaient le Coq de Corbeville, Noël le Boultz, Guillaume Hébert, Charles Malo, Charles Tronson, Henri de Boyvin de Vaurouy, Claude Guillard, Destrappes de Pressy, Charles de Vassan, Barillon-Barentin , Bochart , Le Pelletier, Le Fèvre de La Faluère, Nau et Joly de Fleury, tous conseillers au parlement*. L'avocat général Talon devait remplir près de ce tribunal les fonctions du ministère public. Enfin, les greffiers Dongois et Drouet étaient chargés de rédiger les procès-verbaux. Cette session excita vivement l'attention des contemporains. On voit par le journal inédit d'un magistrat de cette époque, Olivier Lefèvre d'Ormesson, combien on était occupé à Paris de tout ce qui se passait aux Grands-Jours de Clermont'. Il y parle de la nomination des commissaires, des bruits qui coururent à ce sujet, des poursuites dirigées contre les Canillac, des rivalités entre les conunissaires. Voici quelques-uns de ces passages : « Jeudi, 27 août (1665)^, l'on envoie une chambre de Grands- Jours en Auvergne. M. de Novion est le président ; M. Talon, avocat général, avec seize conseillers. On m'a nommé M. du Tillet, Leboultz, Lecoq et Hervé de la Grand'Chambre. Je ne sais pas les autres. Ce choix a été fait sans la participation de M. le premier président ', quoique le roy lui eût dit qu'il n'y feroit rien que par son avis.
« Le samedi, 5 septembre*, fut vérifiée au parlement la déclaration pour les Grands-Jours, dont les conmiissaires étoient M. de Novion, président, M. de Caumartin, mattre des