D'Espinchal. voy. Mémoires de Fléchier^ p. 244 et suiv
Bordeaux par son valet. C*est le plus scélérat des hommes ayant voulu étrangler sa femme, ayant châtré son propre enfant qu'il s'imaginoit n'être pas à lui, et commis mille autres crimes. Mais ce bruit ne 8*est pas trouvé véritable.
« Le samedi, i2 décembres j'ai su que M. de Caumartin, pressé par les ordres de cour avoit présenté son arrêt poiu* présider aux Grands-Jours en l'absence de M. de Novion, que cela avoit fort irrité ces Messieurs contre lui*, en sorte que personne ne Talloit plus voir, quoiqu'il fasse très-grande dépense, et que ces Messieurs avoient délibéré qu'en rapportant par lui une vérification du parlement, ils le recevroient; que M. Colbert avoit écrit de son chef pour faire vérifier cet arrêt, et qu'étant étonné qu'on n'eût pas déféré à ses lettres, écrivant par ordre du roi, il avoit envoyé des lettres de cachet, et que depuis plusieurs jours il avoit dit siu* cela qu'il étoit question de savoir s'il étoit roi et s'il se feroit obéir*, et qu'il falloit y pourvoir , et qu'il avoit proposé de faire dire à M. le premier président de donner leurs mémoires sur cette affaire, et que le roi décideroit par un arrêt qu'il feroit registrer en sa présence, allant tenir son lit de justice pour la déclaration des hypothèques S >
Si l'on en croit le journal d'Olivier d'Ormesson, Colbert aurait voulu donner aux commissaires des Grands-Jours droit de juridiction , même dans des provinces qui ne ressortissaient pas au parlement de Paris * : « On m'a dit que l'on avoit donné une déclaration à la Chambre des Grands^ours pour connottre des affaires du pays de Velay, du ressort de Toulouse, et du Limousin et du Périgord, du ressort du parlement de Bordeaux; que le premier étant sans exemple, les députés du Languedoc furent en parler à M. Colbert, qui leiu* dit que le roi