LETTRE DU ROI A M. DE NOVION
Il faut achever de bannir l'oppression et la violence des provinces de votre ressort; et vous et ceux que vous présidez avez trop bien commencé pour n'en venir à bout.
[Œuvres de Louis XIV; Paris, 1806 ; t. V, p. 336.]
LETTRE DU PRÉSIDENT DE NOVION AU CHANCELIER SÉ6UIER \ (Voy. p. 138 et suiv.)
18 décembre 1665. — Clennont.
Monseigneur»
Pour vous informer exactement de toute la conduite de la cour des Grands-Joiurs, agréez, s'il vous plaist, que je vous conte que ce matin l'arrest contre les marquis du Palais père et fils a esté exécuté, mesme le président du présidial de cette ville est parti pour aller faire abattre leur maison. J'eus l'honneiu* de vous mander au dernier ordinaire le jugement d'un des procès que vous nous avez envoyés. Demain nous commençons à travailler à l'autre. Je ne sçais si nous le poiurons terminer devant les festes. Je ne manquerai pas de vous informer incontinent de la manière dont la chose se sera passée , et, quand je n'aurois pas l'espoir d'aucune de vos responses à toutes celles que je vous escnrai non plus qu'à mes quatre dernières *, je ne cesserai point de vous donner des marques de mon respect.
Je suis,
Monsieur '(sic), Vostre très-humble et très-obéissant serviteur, DE NoviON.
1. Cette lettre autographe fait partie des mss. de la Bibl. imp. , s. f. , Saint-Germain fr. , n» 709 , t. XL , fol. 176.
2. Une seule de ces lettres se trouve dans la collection ms. de la Bibl. imp. Voy. ci-dessus, n'XVl.