‹ Mémoires de Fléchier sur les grands-jours d'Auvergne en 1665Chapitre 24 sur 129 · INTRODUCTION. \\\IX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. \\\IX

D'aimer quelques morts insensibles,

Qu'elle aime quelque bon vivant. »

Après ces mots , cette pauvre Ombre Se tut, rêvant à son destin.

Et retombant dans son chagrin Reprit son humeur triste et sombre.

Les Dieux veulent vous exempter, Iris, de ce malheur extrême , Et je viens de ressusciter Pour vous en avertir moi-même.

Quittez l'erreur que vous suivez, Craignez que le Ciel ne s'irrite ; Aimez pendant que vous vivez, Et songez que je ressuscite!

Cependant Fléchier sentit bientôt qu'il convenait de mettre lin à ces tendres jeux, bien qu'ils fussent purement platoniques ; car, ainsi qu'il en convient lui-même dans un dialogue en vers entre Climène et Tircis,

A force de le dire en vers , On apprend à le dire en prose.

On peut voir encore, dans un recueil de Lettres inédites donné par Serieys, en 1802, trois lettres ingénieuses et galantes de Fléchier à Mlle de La Vigne , un bel esprit et une savante du temps; et d'autres lettres du même genre et à la même, avec les réponses , au tome premier de la Revue rétrospective (1833), et provenant du tome treizième des manuscrits de Conrart. Tout cela se tient et se ressemble. Son Iris paraît décidément avoir été Mlle de La Vigne.

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