ARRIVÉE DES COMMISSAIRES A CLERMONT
(Voy. p. 36.)
Le vendredi 25 septembre, sur les deux heures, M. le président et MM. les commissaires partirent en carrosse pour se rendre à Clermont. Ils étoient précédés seulement du chevalier du guet, qui s'étoit rendu à la porte du logis de M. de Fortia, avec cinquante ou soixante archers à cheval , couverts de leurs casaques rouges. M. le président ne voulut pas que le sieur Pannay, prévôt général des maréchaux, qui étoit prêt avec sa compagnie, les escortât.
Dans le carrosse de M. le président, M. Lefèvre de Caumartin, maître des requêtes, garde du sceau pour la chancellerie des Grands-Jours, étoit avec lui au fond. Sur le devant étoient M. Le Coq et M. Hébert, et, aux deux portières, M. Le Boultz et M. Malo. Le reste de MM. les commissaires marchoit en différents carrosses, et M. Talon le dernier dans le sien.
Les échevins de Clermont , qui deux jours auparavant avoient été jusques à Saint-Pourçain complimenter M. le président, se présentèrent encore les premiers à pied sur la route, à la portière de son carrosse, revêtus de leurs robes mi-parties et suivis de plusieurs personnes du conseil de ville. L'un des échevins harangua nu-tête. M. le président lui répondit en peu de paroles au nom de MM. les commissaires, ayant toujours son chapeau à la main. Deux cents pas après, les juges-consuls de Clermont vinrent aussi haranguer à la portière du carrosse. Presque à la même distance, M. le marquis de Canillac de Pontdu-Château, sénéchal de Clermont, suivi de quinze ou vingt gentilshommes à cheval, étant venu à la rencontre, lui et ceux de sa suite mirent tous pied à terre et s'approchèrent du carrosse. M. le président, et ceux qui y étoient avec lui, et dans le