CHAPITRE IV
arrêtez! Est-ce agir en gentilhomme*? (Paulin et moi avions vraiment l'air d'enfans de bonne maison ! ) Faut-il qu'une femme vous rappelle à des sentimens d'honneur! Quoi ! sans témoins, ainsi seuls ? mais si l'un de vous était tue', c'est un assassinat!
Cette voix , ces acccns , la beauté de cette femme , je ne sais quoi de grand et de noble dans sa ligure , et une sorte d'autorité et de commandemen! rions imposa: nous nous arrêtâmes. J'étais en extase ; mais Paulin , reprenant bien vite son caractère: — Regarde, Fleury regarde, me disaitil en me montrant l'inconnue; tu le comprends comme moi maintenant : se battre pour un cotillon serait une chose toute uaturelle, mais pour une culotte!... Ah! madame, Paurn'z-vous jamais cru ! — A cette exclamation , à cette saillie, nous nous jetons dans les bras l'un de l'autre. Notre conciliatrice ne sait ce que cela vent dire ; nous allions le lui expliquer en riant, quand on vient l'avertir que la chaise de poste est prête , et qu'il faut partir. Elle nous sourit, s'élance, un pressentiment m'avertit.
— Clcrmonde! m'écriai-je. — Elle-même! dit-elle.
Et sa main, en nous faisant le plus amical et le plus gracieux salut, laisse échapper un gant. Je m'élance dessus comme sur une proie.
— Je vous le rapporterai , Madame ! m'écriai-je. — M'entendait-elle?.... Hélas ! les chevaux l'emportaient.