‹ Mémoires de Godefroi Hermant sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 2)Chapitre 130 sur 432 · CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX

Suite des miracles de la Sainte Épine. M. le curé [de Saint-Séverin] prononce une sentence pour l'approbation du premier.

Pendant que les partisans des Jésuites conjuraient la ruine du monastère de Port-Royal et des personnes qui le conduisaient, Dieu s'expliquait tous les jours de plus en plus en leur faveur par une longue suite de miracles que la Sainte Épine y opérait à la vue de tout le monde.

Après le premier, qui fut fait en la personne de MUe Marguerite Périer, on rendit cette relique à M. de la Potherie, et il la garda pendant plusieurs jours dans sa chapelle. C'était la même relique, et néanmoins Dieu ne fit aucun miracle, ni chez lui, ni aux Carmélites, ni aux Ursulines où elle avait été portée. Mais comme ce serviteur de Dieu se vit accablé par le grand nombre de ceux qui venaient en son logis et qui troublaient sa solitude et son repos, iljugea que puisque Dieu n'avait fait aucun miracle par cette Sainte Épine qu'à Port-Royal, c'était là qu'il voulait qu'elle fût. Ce seul mouvement tout de foi et de piété le fit résoudre à l'y envoyer tout de nouveau, et à en écrire en ces termes à la Mère Agnès Arnauld, qui était alors prieure et maîtresse des novices, le 17e d'avril' :

1. Ces derniers mots : qui était alors prieure el maîtresse des novices out été ajoutés au ms. par la Mère Le Féron.

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