‹ Mémoires de Godefroi Hermant sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 2)Chapitre 181 sur 432 · LIVRE XVI · texte numérisé non relu

LIVRE XVI

tende pas plus loin que la comédie et les théâtres, je na pense pas que les savants s'en puissent affranchir, puisque leur profession, aussi bien que toutes les autres que nous voyons, n'est qu'une comédie, et que toute l'étendue du monde n'est qu'un vaste théâtre où chacun joue son différent rôle. Regardez donc favorablement, ô très ridicule héros, ce combat scolastique, et par vos effroyables grimaces, défendez-moi de celles de nos trop critiques savants ; et je m'assure que, si vous m'accordez votre protection, les arguments de tous ces vieux porteurs de calotte et de lunettes ne me feront jamais répondre un seul mot à propos.

Les thèses étaient conçues sous ce titre général : Conclusiones morales ; et chacune des trois conclusions exprimée en vers italiens et en vers français,

Délia scienza è pessima ïusanza, E félicita vera è Vignoranza.

Première conclusion Il n'est rien de plus dangereux Que l'étude et que la science, Et rien ne nous rend plus heureux Que la paresse et l'ignorance.

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