‹ Mémoires de Godefroi Hermant sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 2)Chapitre 2 sur 432 · LIVRE XIV · texte numérisé non relu

LIVRE XIV

fort quand il les a pour garants, il ne craint pas de publier ce qu'ils ont enseigné. Sur cette assurance, il expose toute leur morale comme la meilleure chose du monde et la plus facile pour sauver un grand nombre d'âmes, sans s'apercevoir que ce qu'ils ont donné comme une conduite chrétienne et prudente pour soutenir la faiblesse des fidèles n'est autre chose qu'un relâchement politique et tlatteurpour s'accommoder aux passions déréglées des hommes. Voilà le caractère de ce Père ; et l'auteur, qui ne veut ni le choquer, ni consentir à sa doctrine, la reçoit avec une raillerie ambiguë qui découvrirait assez son esprit à une personne moins prévenue que ce casuiste, qui étant pleinement persuadé que cette morale est véritablement celle de l'Église, parce que c'est celle de sa société, s'imagine aisément qu'un autre le croit de même '.

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