‹ Mémoires de Godefroi Hermant sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 2)Chapitre 302 sur 432 · LIVRE XVII · texte numérisé non relu

LIVRE XVII

Si tu ne m'assurais, Monseigneur de Coutance', ' Que ton savoir t'égale au grand prélat de Sens, Je douterais encor si dedans notre France Tu n'es pas le premier de tous les ignorants.

Ne veux-tu pas aussi t'égaler en mérite Aux deux prélats nouveaux de Vence* et de Toulon3? Autant que sous la tienne est leur taille petite, Autant te passent-ils de cœur et de renom.

Ainsi que d'un soufflet la ronflante machine Du hâve forgeron tient les fers allumas, Aire*4 le lâche souffle à l'oreille voisine, Inspirant les avis les plus envenimés.

Le cassé Viennois5 ne se lasse de dire : Paix, Monseigneur, la paix, la paix soit avec nous. Grignan6, toujours perplex, ne sait lequel élire, Il voudrait bien avoir et la chèvre et les choux.

Béthune de Bordeaux se fait une prudence Que la morale encor n'a pu produire au jour; Il prétend de trouver certain point d'alliance Qui joigne l'intérêt de l'Église à la Cour :

A chaque bout de champ un tant pis sur la langue, Un chapeau d'Escobar, les oreilles à l'air,' Les cheveux les plus courts, à plus forte harangue (Tant son courage est grand) il ne peut avancer.

contribuèrent le plus à la paix de l'Église eu 1G69 (note du ms.). Il vécut de 1613 à 1680.

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