LIVRE III
tous les fidèles, comme le souverain vicaire de J.-C. en terre, et auquel, en cette qualité, je remets de tout mon cœur et ce qui concerne ma personne, et ce qui regarde mes sentiments ; de tous les évêques catholiques que je respecte comme mes pères; de M?1' l'illustrissime archevêque de Paris, à qui je rendrai toujours en toutes choses l'obéissance que je lui ai vouée publiquement ; de la Faculté de théologie que j'honore comme ma mère, et pour qui j'aurai toute ma vie un très humble respect, et une très ardente affection. Et comme j'espère, avec la grâce de Dieu, que ni le désir des biens, ni la crainte des maux temporels ne m'empêcheront jamais de défendre la vérité, aussi l'amour opiniâtre de mes propres sentiments ne me fera jamais oublier, ou blesser en la moindre chose l'obéissance et la soumission parfaite que je dois et que je veux toujours rendre à l'Église, dont je reconnais et révère la puissance et l'autorité, qui est celle de J.-C. même, comme étant une et également inviolable dans la succession de tous ses pasteurs et de tous ses conciles, depuis le premier siècle jusques au siècle présent, et depuis aujourd'hui jusques à la fin du monde. Fait à Paris le 14e jour de mars 1644.
« Antotne Arnauld. »