‹ Mémoires de Godefroi Hermant sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècleChapitre 223 sur 524 · CHAPITRE XIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIX

Apologie du P. Caussin pour les Jésuites. L'Université de Paris y répond sur le champ.

11 n'était guère possible que les Jésuites, se voyant poussés si vivement de toutes parts, demeurassent dans le silence, et qu'ils ne fissent les derniers efforts pour soutenir par quelques machines l'idole de leur réputation, pour la garantir de la ruine dont elle était menacée. Mais on eut sujet d'êlre surpris lorsque l'on vit le P. Caussin employer sa plume pour la défense de leur compagnie, dont il avait été disgracié secrètement, avant même que d'être exilé de la cour, sous le ministère du cardinal de Richelieu.

Ce jésuite, né à Troyes et fils d'un principal du collège de la même ville, après avoir enseigné la rhétorique parmi les Jésuites lorsqu'ils furent rétablis dans la profession des lettres au collège de Clermont en l'an 1618, avait acquis quelque réputation dans le monde par le livre de la Coinsainte, qui avait eu assez de cours dans un temps où les bons livres étaient fort rares. Le roi Louis XIII ayant mis la direction de sa conscience entre ses mains, il ne fut point assez lâche pour entretenir une aveugle correspondance avec le premier ministre, et parla assez fortement à son prince sur plusieurs chefs, et particulièrement sur le sujet de la reinemère Marie de Médicis, que les intrigues de ce cardinal avaient éloignée du royaume depuis plusieurs années. Mais le roi ayant enfin consenti à la disgrâce de son confesseur s, au mois de décembre de l'an 1637, il fut relégué à Quimper, et le P. Jacques Sirmond mis à sa place.

Les Pères de la compagnie ayant été trompés dans le choix qu'ils en avaient fait pour tenir un rang de cette importance, firent éclater dans le temps de sa disgrâce les sentiments qu'ils avaient tenus cachés à son égard. Ils ne pouvaient souffrir en sa personne la résistance qu'il faisait

1. On lit en marge du ms., de la main d'Hermant : « Revoir ce chapitre avec Les lettres du P. Caussin, » ce qui paraît avoir été fait, étant données les références <|ni se trouvent notées.

2. On lisait primitivement au ms. : « Mais la faiblesse du roi ayant... » etc. Ces mots ont été barrés.

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1> Sirmond-, qui voulait, malgré qu'il en "û, partager ce e aiùomme roi. . M.i.t, P. C*» .W f"»*» " ™

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tant demeuré en cette charge, que de ce qu il en avait e re tant lemeu dans ^ tle> „ que

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aversion générale de toute sa compagnie contre e P. Caus !in et avait donné des marques de son an.mosile particule en V ressaut l'exécutiol des ordres de Sa Majesté sur son départ avec toute l'exactitude d'un eomm.Bsa.re très ponctuel. 11 avait saisi ses livres, visité ses papiers, e ta avait fait porter la peine d'avoir ose d.re au ro. » qn .1 ne

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ïSZSvXXZ î ■'-" * *~« au ro, el sou "fST'd. -s. : « Lettre du P. Caussio au P. Séguiraud. Voir ee, lettres au P. Séguiraud. »

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