CHAPITRE XXXI
Libelle du P. Brisacier, intitulé : Le Jansénisme confondu. Mme la marquise d'Aumont écrit à M. l'archevêque de Paris pour s'en plaindre. Lettre de M. Callaghan à un docteur de Sorbonne de ses amis, et d'un seigneur hibernois en sa faveur.
L'un des plus considérables événements de cette année fut un livre horrible que l'on afficha dans les rues de Paris, aux portes des églises, et jusqu'à celle de la métropolitaine, sous ce titre : Le Jansénisme confondu dans l'avocat du sieur Callaghan par le P. Brisacier, de la compagnie de Jésus. Avec la défense de son sermon fait à Blois le 29 mars 1651 ; contre la défense du Port-Royal. — A Paris, chez Florentin Lambert, au Cloître des Jésuites devant Saint Paul, à l'enseigne de Saint Paul. Avec permission. Toutes les personnes équitables détestèrent cet ouvrage plein d'injures, d'invectives et de calomnies atroces contre des personnes très innocentes et très exemplaires, et particulièrement contre les religieuses de Port-Royal ; et à moins que d'être tout à fait indifférent aux intérêts de la vérité et de l'Église, il était impossible de voir sans gémir l'impunité de tant d'excès qui n'étaient soutenus que par l'insupportable effronterie de ce jésuite.