LIVRE VII
ghàn, et à ce qu'il appelle les autres impostures des Jansénistes.
Tout cet ouvrage est rempli d'une profonde érudition, et contient de très grands éclaircissements sur plusieurs points de la religion et de la morale chrétiennes, et particulièrement sur la matière de la pénitence et des indulgences, où ces vérités sont traités plus amplement que dans la préface de la Tradition de l'Église1.
Cette censure et ces écrits pouvaient bien humilier les Jésuites, mais il n'y avait que Dieu qui pût les faire devenir humbles en changeant leurs cœurs. On vit peu de temps après, et dans le mois même de la publication de cette censure, qu'ils continuèrent à persécuter M. Callaghan dans son honneur en soutenant, contre les attestations expresses d'un très grand nombre de personnes de qualité et du P. Bagot même, que ce docteur avait été correcteur et balayeur3 de leur collège de Quimper-Corentin; et ce fut le sujet d'un de leurs libelles publié au commencement de cette année, et intitulé : Les preuves authentiques et juridiques des qualités de correcteur et ballieur exercées par le sieur Callaghan, curé de Chevernq, dans la ville de Quimper Corentin, ès-années 1626 et 1627, pour servir de réponse à la lettre du sieur de Callaghan, et aux autres impostures des Jansénistes. Mais ce libelle ne fut que l'avantcoureur d'un autre plus insolent qu'ils publièrent Tannée suivante pour censurer la censure même de M. l'archevêque de Paris, et pour le punir de la bonté excessive qu'il avait eue en n'attribuant pas aux Jésuites les emportements d'un de leurs confrères.