‹ Mémoires de Godefroi Hermant sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècleChapitre 466 sur 524 · LIVRE VII · texte numérisé non relu

LIVRE VII

On apprit aussi en ce temps-là que M. de Vabres, qui avait mandé au pape que les évêques n'avaient pas le pouvoir et l'aulorité de décider la matière des cinq propositions, ne laissait point par avance de prendre cette liberté dans son diocèse. Car il faisait signer à ceux qu'il ordonnait une profession de foi et une espèce de formulaire par lequel ils déclaraient que, parce que les jansénistes renouvelaient plusieurs sentiments de Luther et de Calvin qui avaient été condamnés depuis longtemps par le concile de Trente, ils faisaient profession de croire que les commandements de Dieu étaient possibles, etc. ajoutant les quatre autres contenues dans l'écrit des molinistes, avec une contre l'égalité de saint Pierre et de saint Paul, et une autre par laquelle ils déclaraient qe l'attrition suffit avec le sacrement. Il avait soin de tirer une copie de cette souscription, et c'était dans le dessein de l'envoyer à Rome, où il se voulait rendre considérable par l'ostentation de son zèle précipité.

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