LIVRE I
blée l'image du crucifix; modo r est ituatur imago crucifixi. Car le cardinal de Richelieu l'avait fait ôter pour mettre son portrait en sa place.
M. de Launoy1, qui avait un grand traité tout prêt pour défendre la doctrine de la contrition, et qui en a publié quelque chose dans ces dernières années, ne se trouva point à l'assemblée, non qu'on le lui eût défendu, comme l'on disait, mais parce qu'il était malade.
Voilà quel fut l'événement de cette fameuse journée, qui imposa un nouveau joug à la Faculté de Théologie, commença à opprimer la liberté des suffrages, et lui fît prévoir que toutes les fois que la cour prendrait part à la doctrine, ellese mettraiten droit, ou d'empêcher la censure des erreurs de ceux qui y auraient quelque crédit, ou de faire condamner les sentiments de ceux qui lui seraient désagréables. C'est ce que l'on pouvait espérer sous le gouvernement du cardinal de Richelieu, que M. Rigault a nommé un génie d'une hardiesse extraordinaire*. Les gens de bien commencèrent à en gémir, et peu de jours après la censure on trouva ces mots écrits sur les murailles de la Sorbonne :
Rendez-nous nos vieux bâtiments, Et laissez-nous nos sentiments.