LIVRE I
M. de Saint-Cyran ne se réduisit point à une simple admiration de sa vertu, il fut même vivement touché par la force et par l'efficace secrète de ses paroles; il en conçut le désir d'une vie nouvelle et embrassa la pénitence.
Les chaînes de cet innocent prisonnier furent aussi honorées par les lettres de M. Charpentier, prêtre de grande piété, et supérieur du Mont Valérien, et par celles de M'ne de Chantai, et Dieu a permis qu'il reçût ces témoignages si glorieux, outre celui de sa conscience, qui ne lui proposait rien que de consolant quand il faisait réflexion sur les causes de sa captivité.