‹ Mémoires de Henri de CampionChapitre 125 sur 151 · LETTRE LXXXIV · texte numérisé non relu

LETTRE LXXXIV

es divers témoignages que j'ai reçus de la bonté que vous avez eue pour moi depuis mes malheurs , et le dernier souvenir que vous en eûtes à Trye, qui me fut fidèlement rapporté par la Dame à qui vous l'adressâtes , me donnent la liberté de vous importuner de mes affaires , et me font espérer que vous n'aurez pas désagréable que je vous en entretienne. Vous verrez une amitié mal payée , et des patiences qui méritoient plus de reconnoissance ; mais je ne vous ennuierai pas du récit d'une chose de laquelle vous serez éclairci en partie par la copie d'une lettre que je vous envoie , et du reste par M. de la Pihalière », auquel vous n'aurez pas. de regret d'avoir donné créance quand vous saurez ce qu'il vaut. J'ose espérer de votre générosité que vous ne me dénierez ni votre conseil ni votre protection, avec celle de vos ami& à la Cour, où j'aurois tort d'en espérer de grandes , après avoir perdu la plupart de celles

3ue j'avois droit d'y prétendre pour l'amour 'une personne de qui le procédé me réduit au point d'en avoir besoin. Enfin, Monseigneur, vous ne sauriez obliger un homme plus injustement persécuté, ni plus reconnoissant ; que si votre générosité s'emploie pour moi , il me reste

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