C*étoit Tarrière-ban fourni par cette province
2. Charles de Valois, duc d'Angouléme , fils naturel de Charles IX et de Marie Touchet.
3. Bourg de Lorraine sur la Mortagne; canton de Gerbeviller, arrondissement de Lunéville, département de la Meurthe.
4. Charles d'Escoubleau , marquis de Sourdis, maréchal de camp du ler mai 1632.
pour retourner chez eux, ils résolurent de se porter vers Baccarach ■, à deux lieues au-delà de Ramberviller, afin de couper les vivres aux ennemis, et de les obliger à. quitter leura retranchemens, sans lesquels ils n'étoient pas en état de nous résister. Nous restâmes quatre ou cinq jours à Baccarach, pour les affamer si nous pouvions, en enlevant leurs convois, et ils souffroient déjà assez pour être réduits à décamper incessamment, ce qui auroit donné lieu à une action sans doute avantageuse pour nous, lorsque le duc d'Angoulême et le maréchal de la Force apprirent que le duc de Weimar et le cardinal de la Valette, qui occupoient le Ions du Rhin la plupart des places de l'électeur oe Mayence, avoient été contraints de les abandonner et de se retirer jusqu'à Metz, devant Galas >, général de l'armée impériale, composée de quarante mille hommes, pour ne pas se commettre avec des forces aussi supérieures aux leurs. Cette retraite, dans laquelle te duc de Weimar acquit tant de gloire, et que l'on prétendit n'être guère moins belle que celle des dix mille Grecs, que Xénophon ramena de Perse en leur pays , ne laissa pas d'obliger nos généraux à se replier vers Nanci, pour ne pas se trouver resserrés et en péril entre Galas et le duc de Lorraine. Ils marchèrent à Saint-Nicolas, près de Nanci, où le duc de Weimar, le cardinal de la Valette et
1 . CheMieu de châtellenie au pays Messin ; maintenant chef-lieu de canton de l'arrondissement de Lunévîlle, département de la Meurthe.
2. Mathieu, comte de Galas, général des années de l'Empereur.
Année 1655. 55
l'armée avec laauelle le comte de Soîssons ' avoit pris Saint-Mihel* les étant venus joindre, ils se trouvèrent alors en état de tenir tête aux ennemis. Galas choisit un camp avantageux, s'y retrancha et y perdit un tiers de son armée par des maladies contagieuses, ce qui l'obligea de se r^rer en Allemagne. En s'en allant il prit Saverne, qui fut fort mal défendu , et les généraux françois ne jugèrent pas à propos de le poursuivre. Le mois de décembre approchant, chacun ne songea plus qu'aux quartiers d'hiver, qui fiirent distribués incontinent après.
Tombé malade sur la fin de la campagne, je m'étois retiré à Nanci, chez un capitaine de la garnison, mon cousin-germain, nommé de Gruchet-Limare 5. Il eut tant de soins de moi, que je ne serai jamais assez ingrat pour l'oublier, et il différa même de plus d'un mois son retour en