Henri, marquis de Beauvau, l'auteur des Mémoires
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cevoir l'arsent que pour dioisir tous les officiers et remplir les commissions , tant de cavalerie que d'infanterie, des noms de ceux que je jugerai les plus propres à servir. Outre cela, Madame de Chevreuse vous y sert de tout son cœur ; et, comme elle a beaucoup de bonté pour moi, elle leur a d(Amé des impressions assez avantageuses <te ma personne. Je les presse pour toucher de l'argent , et nonobstant leur gueuserie, qiii est grande, j'espère en avoir dans cette semaine, étant assuré qu'il leur en vient d'Anvers dans deux jours. Je ne perdrai aucun temps pour avancer vos levées. Tous les colonels liégeois sont ici pour recevoir leur argent, que je leur donnerai sitôt que j'en aurai, et agirai au reste de mon mieux. Je vous rendrai compte exactement de tout ce qui se passera, et j'essaierai à ne me rendre pas indigne de la bonne opinion que vous avez conçue de moi. Toujours, si|e manque, àccusez-en, s'il vous plait, mon peu de capacité, vous osant assurer qu'il ne se peut rien ajouter à mon zèle ni à ma fidélité.
A Bruxelles, ce 25 mai 1641.