‹ Mémoires de Henri de Campion, nouvelle éd (volume 2)Chapitre 106 sur 231 · LETTRE XXXI · texte numérisé non relu

LETTRE XXXI

e n'ai point trouvé de moyen de vous mander ma détention à Orléans six jours durant» et elle eût bien continué davantage sans CHie Monsieur a signé le traité ', et qu'il a dédré qu'on me donnât la liberté de m'en retourner; même M. le comte de Brion m'est venu prendre en passant et m'a amené ici dans son carrosse. Monsieur l'envoie vers vous, et M. du Gué aussi. La plus grande partie de ceux qui le savent croient que Te premier vient pr forme , et que l'autre a le secret, comme ami de M. de Montrésor; mais je suis persuadé du contraire, et je crois que, s'ii y a quelq^ue chose à négocier avec vous à l'avenir, Monsieur a été bien aise de choisir M. le comte de Brion, que personne

, I . Le 8 février à Orléans. Ce ne fut pas sans de pénibles hésitations et de longs combats.

d'Alex, de Campion. 329

ne soupjgonne et à qui il se fie, et je croîs que Iç premier article secret de son accommodement est d'éloigner M. de Montrésor et tous ses amis de son commerce particulier. Nous nous en allons, M. le comte de Fiesque et moi, par des chemins détournés, pour deux raisons : rune, que nous vous portons l'argent que Monsieur vous a fait rendre, et l'autre, que nous sommes avertis qu'il y a ordre de nous arrêter tous deux sur de nouveaux prétextes , et il nous fâcheroit fort d'être enfermés dans un temps où vos fidèles serviteurs ne vous seront peut-être pas tout-^Hfiait inutiles. A Paris, ce 2 mars 1657. ,

AU MÊME

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