‹ Mémoires de Henri de Campion, nouvelle éd (volume 2)Chapitre 138 sur 231 · LETTRE LXV · texte numérisé non relu

LETTRE LXV

Je vous suis bien obligé, mon cher camarade, des soins que vous prenez des intérêts et de la santé de votre pauvre ami ; je vous dirai, pour y répondre, qu'il ne se peut rien ajouter au ressentiment que j'en ai. Je vous conjure de témoigner la même chose de ma part à M*, de Lorraine et à M. le marquis du Malvezzi. Je suis trop heureux de tant de témoignages de la bonté d'un si grand prince comme le premier, et je ne saurois assez montrer de reconnoissance de l'amitié de l'autrç. Je ne doute point qu'il ne me procurât tous les avantages que vous me mandez , il est assez puissant auprès du roi d'Espagne pour cela; mais, ne pouvant les accepter avec honneur, je lui rends mille grâces de sa bonne volonté, et je souhaiterois de tout mon cœur que la paix fût faite entre les couronnes, afin que je puisse l'en aller remercier, en quelque lieu qu'il fût. Pour vous, je conserverai toujours fidètementl'amitié que je vous ai promise. M. Lambert, votre secrétaire, vous dira que j'ai payé trois cents écus ici pour dégager votre équipage. Je

d'Alex, de Campion. ^yç

pars dans deux jours pour France , et vous allez en Flandres; mais vous me les rendrez quand vous pourrez. Cependant croyez que je suis à y^Mis.

De Sedan, ce 22 août 1641.

Page 1