LETTRE LXXIX
Je crois que vous ne ferez pas long séjour ici après moi , ce (j^ui arriva hier regardant aussi bien M. de Beauvais » comme nous. Je me persuade qu'il aura ordre d'aller à son évêché, et comme vous n'êtes ici que pour lui , étant son proche parent, vous prendrez à mon avis le chemin des Resvintes. Donnez-vous, s'il vous plaît, la peine de passer à Vert, où vous saurez de mes nouvelles et le lieu où nous pourrons nous voir. Cependant je vous conjure d'assurer M. de
li L'évéque de Beauvais; qui fat en effet renvoyé dans son diocèse.
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Beauvais que je suis son très-humble serviteur. Il voit bien c|ue, s'il nous avoit crus, M. de Beaupuis et moi, qui ne voulions pas qu'il entrât dans le conseil, nous n'en serions peut-être pas où nous sommes; mais le grand nombre l'emporta. Enfin, le passé ne se ra{)pelle point, et ■il n'est pas de bonne grâce de faire souvenir les amis des fautes qu'ils ont faites lorsque c'est inutilemetit ; aussi n'ai-je autre dessein que de conserver la part qu'il m'a promise en son amitié. Je suis tellement accoutumé à la mauvaise fortune, qu'au lieu de me plaindre d'en voir la continuation , j'essaie seulement à conserver l'estime et l'amitié de mes amis. A la première vue, nous aurons le temps d'aster ces sortes de matières. Prenez , s'il vous plaît , soin de faire ramener mon équipage à Vert, et me croyez votre. A Paris, ce.... d'août 164}.
A MADAME LA DUCHESSE DE CHEVREUSE