‹ Mémoires de Henri de Campion, nouvelle éd (volume 2)Chapitre 159 sur 231 · LETTRE LXXXVII · texte numérisé non relu

LETTRE LXXXVII

Vous m'avez obligé si généreusement en défendant mes intérêts, comme vous avez fait, contre vos bons amis , qui veulent devenir mes parties, qu'il ne se peut rien ajouter aux obligations que je vous ai. Je vous supplie de témoigner à MM. les comtes de Béthune , de Montrésor et de Fiesque, le ressentiment que j'ai de la bonté qu'ils ont eue de vous seconder. M. le. duc de Rete, M. le Coadjuteur », MM. de Harlay et de

I. Jcan-François-Paul de Gondy, archevêque de cbrinthe , coadjuteur de l'archevêque de Paris, depuis cardinal de Réte.

d'Alex, de Campion. 40^

Valliquerville , sont dans les mêmes sentiments , et je suis assuré qu'il y aura peu de gens d'honîieur en France qui ne soient bien aises de contribuer à ma justification. En attendant aue j*aie la liberté d'aller à Paris pour achever de confondre ceux qui auroient intention de me nuire, j^ai quelque dessein de hasarder d'y aller secrètement pour avoir l'honneur de vous voir; mais je ne veux pas l'entreprendre sans savoir si vous et eux l'approuverez. Outre que je me logerai dans un lieu sûr, je ne crains pas de m'exposer au hasard de la prison pour un sujet si important au repos de votre.

A Vert, ce 15 novembre 1648.

A MADAME LA DUCHESSE DE CHEVREUSE

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