‹ Mémoires de Henri de Campion, nouvelle éd (volume 2)Chapitre 162 sur 231 · I. Dans la nuit du 5 au 6 janvier · texte numérisé non relu

I. Dans la nuit du 5 au 6 janvier

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qui y aura beaucoup de crédit, et c|ui ne s'en servira pas à mon avantage >; à quoi je pourroîs ajouter que c'étoit rentrer de bonne grâce auprès de la Reine >, à qui j'étois quand je suis sorti de la Cour. Mais quand je pensai que ce que je ferois par devoir seroit attribué à intérêt, et que ceux oui ne m'aiment point publieroient que je suis allé à la Cour à cause des intelligences que \y avois conservées, je vous avoue que'Ia considération de mon honneur l'emporta sur toutes les autres, et que je fis dessein dès lors de demeurer ici volontairement, et de chercher les moyens d'y servir. Depuis, M. de Lonçieville y étant entré avec M. le prince de Conti, je hasardai de voir le premier, avec qui l'on m'avoit fait croire que je n'étois pas bien , et , m'étant offert à lui, il a si bien reçu ma bonne volonté ûiie j'espère au'il me donnera de l'emploi, s'il tait quelque cnose. Je souhaiterois fort qu'il allât en Normandie , tant parce que je l'y servirois plus utilement qu'à Pans, qu'à cause que je ne serois pas obligé d'y voir des gens que vous savez. Toutefois, quoi qu'il en puisse arriver, mon dessein est de le suivre et de n'abandonner point ses intérêts, tant que cette affaire durera; et ce oui m'y engage encore plus est que j'ai vu madame ae Longueville ?, qui, bien loin de me don-

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