‹ Mémoires de Henri de Campion, nouvelle éd (volume 2)Chapitre 169 sur 231 · Nicolas de Campion · texte numérisé non relu

Nicolas de Campion

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de la prison de MM. les Princes* , qui vous aura furt surpris, je suis bien aise de vous dire en peu de mots l'état de l'affiaire que vous savez , sur laquelle ayant entretenu madame de Chevreuse à fond, elle est demeurée d'accord du ton de ***>; mais die a souhaité accommoder tout, et qu'il n'en fût plus parlé à l'avenir; ce qm a été promis de part et d'autre : de sorte <jue, cela étant réglé, vous pouvez songer à vos intérêts, et en user comme il vous plaira ?. (^ant à la prison de MM. les Princes, )e vous dirai qu'elle ne m'a point surpris, et c^ue j'avofâ donné des avis à M. de Longueville qui dévoient le fadre songer à lui. Cependant j'en suis tout à bit f&ché, tant par le service que je lui avois voué que par l'embarras où je me suis trouvé, n'y ayant à (M-endre que de deux partis l'un , celui de me remettre tout de bon auprès de la Reine, ou cdui d'aller trouver madame de Longueville en Normandie, où elle s'est retirée. Le premier me sembloit plus utile , et l'autre plus honoraUe; par l'un je voyois quelque jour à rétablir mes affiûres et peut-être ma fortune, et par l'autre j'agissois en hpmmr-dHionneur et faisois voir la reconnoissap<^e que j'avois des bontés que M. et madame de Longueville avoient eues pour moi; enfin je ne me trouvois obligé au premier que par la considération de mon mtérêt, qui ne m'a

1. Le prince de Condé, le prince de Conti et le duc de LongneviUe furent arrêtés le i8 janvier 1650.

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