I . >tolr la lettre 90 d'Alexandre de Campion à l'abbé de C
2^8 MÉMOIRES DE CaMPION.
maison qu^à son retour cFltadie, d'où il revenoit a^«c la pernâssion du Roi. Le fils dvoit aussi obtenu celle de demeurer dans ses maisons. Quoique je visse que le dessein qui l'obligeoit à me tenir éloigné de Uii ne pouToit partir de nnli bons sentimens pour, moi, je me voulus tenir dans l'obéissance, t^mt pour ne lui donner atrcan prétexte que parce que je savois qu'il se loooit de moi; en disant miUe choses avantageuses à tout le monde. Mais il. n'en étoit pas de même à l'égard de mon frère, soit (pie MM. de Vendôme crussent encore quelque diose des méchancetés que l'on a voit dites, ou qu'ils trouvassent qu'il s'étoil défendu avec trop de fierté, si plutôt ce n^toit pour être fâchés de l'avoir offensé en croyant cesxhoses trop facilement, ils persistèrent à ne le point voir, se contentant de ne parler jdus de l'affaire; et j'en ferois de même si' ce n'étoit qa^à présent, le cardinal Mazarin étant mort », il n'y a plus à cramdre de leur nuire ni à personne en- disant les choses comme elles sont. Nos affaires étoient en cet état, c'est-à-dire que mon frère se justifioit et que j'attendois des nouvelles du duc de Beaufort, quand l'on forma le blocus de Paris, au conmiencement duquel les ducs de Bouillon et d'Elbeuf ayant pris le^ parti du parlement et du peuple, peu de jours* après, le prince de Conti » et le duc de Lon^eviUe firent la même chose, quittant Saint-Germain pour se rendre à Paris, où le duc de Beauibrt
I. Cela du moins a été écrit après le 9 mars i66l, date de la mort du cardinal Mazarin.