‹ Mémoires de Henri de Campion, nouvelle édChapitre 67 sur 150 · LETTRE XIV · texte numérisé non relu

LETTRE XIV

Si queiqn'oR vojon les leurci que nous nous écrnoRS , on les trotneroit aiiss différentes «n siyte qu'en natières, la vôtres étant tout à fah gaismes . et composées des jolies histoires qui se E3"i" '^" 5 !: '^:-' -■-:"; ";:'- -■ lei mienmr'. .-,:-

méa, et de guerre ; mais j'ai joie de cette dispropOTtion, qui me ^t voir de nouvelles maraïK* de votre bel esprit, et qui vous en donne oe oion obéissance, puisque vous m'avez commandé de vous envoyer de umples relations de ce que nous faisons. 11 ne s'est rien passé depuis ma lettre du 8 , sinon que suivant l'avis que M, de Saint- Ybalt et moi nous avions donné à M. le Comte, il marcha assez hasardeu sèment (le Rhetel à Liesse ; vu que u les ennemis eussent été avenis, il leur étoit facile de détacher quatre ou cinq mille chevaux, qui l'eussent défait et nous eussent tous pris, n'y ayant aucune rivière pour te couvrir ; mais il aima mieux hasarder cela que de prendre les derrières de celle d'Aisne ,

d'Alex, de Campion. 301

pendant quoi il fût peut-être venu des ordres de la Cour qui eussent troublé notre marche.

Quand nous fûmes à couvert du marais de Liesse, M. le maréchal de Brezay vint avec ses troupes au-devant de notre Prince , et Pescorta jusqu'à La Fère , d'où l'on a jeté force troupes dans Guise, étant la place qu'apparemment ils attaqueront après la prise de la Capelle, dont l'on attend nouvelles à toute heure. M. le Prince Thomas commande l'armée ennemie, et est accompagné de Piccolomini ' et de Jean de Vert ; jugez, après cela, si nous sommes menacés d'une rude campagne.

A La Fère, ce 9 juillet 1656.

A LA MÊME

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