‹ Mémoires de Henri de Campion, nouvelle édChapitre 78 sur 150 · LETTRE XXVII · texte numérisé non relu

LETTRE XXVII

ne heure après que MM. de Valliquerville et de Beauregard sont arrivés id, tant pour m'aider à recevoir Monsieur que pour lui dire le bon ordre que vous avez établi pour son passage et pour sa sûreté, même que vous faisiez dessein devenir au-devant de lui jusque auprès de Reims, M. de Verderonne > est venu de sa part , et m'a dit qu'il avoit un extrême déplaisir d'avoir appris que M. du Halier > étoit avec des troupes sur la rivière de Seine pour en garder les passages , et que même il avoit déjà pris quelques-uns des siens qu'il y avoit envoyés; qu'il ne fidloit peint que cela vous mit en peme, vu au'il trouveroit le moyen de passer à l'neure que l'on s'en douteroit le moins, et qu'enfin ses intentions étoient toujours de demeurer dans l'union que vous vous étiez promise. J'ai eu soin de vous avertir, par un garde que je vous envoie exprès,

1. Claiide de rAnbespine, baron de Verderonne, gentilhomme du doc dH>rléans, depius président en b chambre des Compta de Parii.

2. Françoli de Vitry, comte da EUUier, plttt tard maréchal de PHopitaL

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d'Alex, de Campion. 325

est à moi , à une lieue et demie de Vemon , où je pourrai faire apporter un bateau dans ma maison , et y faire venir tant de chevaux qu'il me plaira, sans soupçon, tant parce que l'on ne prend pas garde cîe ce côté -là qu'à cause que j'ai beaucoup d'amis en ce pays, et nous viendrons passer la rivière d'Oise à Creil. Enfin , Monseigneur, vous résoudrez, et j'obéirai de bon cœur comme je le dois.

A Condé, ce 3 janvier 1637.

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