‹ Mémoires de Jaques II (volume 2)Chapitre 1 sur 15 · MEME MAISON DE COMMERCE · texte numérisé non relu

MEME MAISON DE COMMERCE

RUE GRAND-POITT, »<>. 73.

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nistre de Savoie en Angleterre , qui les fit passer à Livourne , d'où ils furent envoyés en France. Jacques les déposa, quelques mois avant sa mort, au collège des Jésuites Écossais de Paris , entre les mains de Louis Inès , principal de ce collège , si souvent rappelé dans les écrits de Voltaire sous le nom du Jesuite Inès. Ces manuscrits , qu'une note trouvée dans les papiers de M. Fox porte à dix volumes de mémoires et quatre de lettres', demeurèrent, après la mort de Jacques , -au collège écossais \ ils y ont été vus, par différentes personnes, couverts d'une «magnifique reliure aux armes de la Grande-Bretagne. A l'époque où la révolution française commença à menacer les établissemens de ce genre, on fit passer les manuscrits à Saint-Olmer , d'où ils devaient être envoya "en Ai^glati^rre. Ils furent confiés , en attendant, à un Français, ami de M. Stapleton, principal du collège des Jésuites à 2>aint-Omer , et cachés par lui dans son cellier -, mais avant qu'on pût trouver une occasion pour les embarquer , le dépositaire fut mis en prison comme suspect; sa femme, effrayée d'un pareil dépôt , commença par détruire cette reliure, plus que suffisante pour motiver alors contre le receleur les plus dangereuses accusations , et transporta les papiers à sa maison de campagne , où ils furent enterrés dans son jardin \ mais bientôt son effroi croissant avec la terreur qui pesait sur la France, elle les brûla* Ainsi périt la source originale des renseignemens les plus précieux qu'on pût avoir sur les mouvemens intérieurs de la cour d'Angleterre çlepuis l'époque de la.restauration.

SDR LES MÉMOIUES DE JACQUES IL vij Cependant toutes les traces n'en furent pas effacées ^ le manuscrit des Mémoires de Jacques II, trop volumineux , saiis doute trop informe , et peutêtre aussi trop sincère, avait subi, oïl ne sait pas bien par quels ordres ni dans quelle intention , une nouvelle rédaction, où des morceaux entiers , transr crits textuellement sur le manuscrit original, se liaient à d'autres portions extraites soit des mémoires , soit des lettres , de manière à former un corps d*ouvrage complet et suivi , contenant la, vie de Jacques II depuis sa naissance jusqu a sa mort. Après la mort de la duchesse d'Albany, ce dernîer manuscrit, demeuré entre les mains des héritiers de Jacques IX, passa, ainsi que les autres papiers de la maison de Stuart , dans celles d'un abbé Waters, procurateur général des Bénédictins Anglais , à qui la ducKoc«o lp9 avait lé^ gués par son testament. Le roi actuel d'Angleterre , alors prince dé Galles , fit entamer à Rome, en i8o4 , iine négociation avec l'abbé Waters pour obtenir la possession de ces papiers , que celui-ci consentit à céder pour une pension viagère , dont il ne toucha que le premier paiement, car 11 mourut presque aussitôt après l'avoir reçu. La guerre et d'autres circonsr tances empéchèreatlong-temps le transport des papiers , qui n'arrivèrent qu'en 1810 en Angleterre , où ils furent déposés à la bibliothèque de Carlton-.House. C'est de là qu'a été tiré le manuscrit que fit imprimer en 1816 le docteur Clarke, chapelain de Garlton- House, et bibliothécaire du prince de Galles, alors prince régent, et dont nous donnons ici la traduction.. L'époque de la rédaction de ces Mémoires est d,e-

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meurëe incertaine. Il n'y a pas lieu de douter cependant que la dernière partie, du moins à compter de Tannée 1688 inclusivement , n'ait éifi rédigée après la mort de Jacques , et même de la Reine; la preuve en existe dans une phrase du manuscrit, où, à l'occasion de la naissance du prince de Galles , on parle de la ressemblance que ce prince acquit en grandissant avec le feu roi son père et la feue reine sa mère; on y trouve même, à compter de l'année i685 , plusieurs corrections interlinéaires de la main du fils de Jacques , connu en France sous le nom du che-»valier de Saint-*George' : ce qui indiquerait que toute cette partie a été rédigée sous ses yeux et par ses ordres, Enfin, dans les papiers déposés à Carlton-Hou^e, se trouve enregistré l'autorisation ou l'ordre donné en 1707 par x:e m^mc -chevalier de Saint-George à liOuis Inès de transporter à Saint-Germain, pour quelques mois , la portion des mémoires et autres manuscrits de Jacques II relative à l'année 1678 et suivantes , pour y être , dit le prince, examinés et parcourus par les personnes que nous nommerons à cet effet. On pourrait inférer de là qu'on s'occupait alors de cette partie de la rédaction \ mais il reste toujours à savoir si le travail a- été commencé sous les yeux et par les ordres de Jacques , ou seulement après sa mort, et par les ordres de son fils. Un autre fait peut aider du moins les conjectures à cet égard. Il parut en 1735 , à la suite et dans les preuves de l'Histoire deTurenne, parRamsay (i), des mémoires Il I 1 1 I II d II 1 1 ■ 1 1 II

(i) Deux volumes în-4*. , Paris 1^35.

SUR LES MÉMOIRES DB JACQUES II. U du duc d'York, ccmtenaat le récit de ses campagnes ea France et dans les Pays-Ba$ : ce morceau , imprime sur un manuscrit donné par Jacques lui-même au cardinal de Bouillon, se retrouve tout entier, à quelques différences près , que nous indiquerons tout à rheure , dans le manuscrit de Carlton-House. Il est accompagné d'une préface écrite de la main du cardinal, et qu'on croit devoir transcrire ici.

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