DATE
ARRON- ie. 1 -
1DISSEMENTS. | de. du l'invasion.
NOMS Des COMMUNES.
| NOMBRE des décès.
dernier cas de choléra.
Population.
Avricourt.. ... 700|Sarrebourg|20 octobre|20 novem.| 2 495! Nancy 126 id.
474|Ch.-Salins\29 id.
1,289 id. 30 id.
777| Nancy | 5 novem.
470|Sarrebourg|10 id.
196| Lunéville 110 id.
965) Nancy 113 id.
2441 Lunéville [24 id.
328 id. 3 décem. :
Morville-les-Vic. ..| 362]Ch.-Salins 20 id. 120 janvier 20 Guermange ......| 635|Sarrebourg|22 id. |20 id. Desseling........1 323 id. 5 janvier|22 id.
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De ces 172 communes, 24 sont situées sur des côtes, des hauteurs ou des plateaux élevés ; 32 dans des plaines, des vallées, des gorges et plus ou moins entourées par des forèts ; 116 enfin sont bâties près des rivières, des ruisseaux ou au voisinage des étangs.
Ces mêmes communes prises collectivement renferment 144,460 individus, parmi lesquels on a compté 13,043 cas de choléra et 3,763 décès, savoir : 1,375 survenus sur des hommes, 1,734 sur des femmes et 654 sur des enfants. La proportion des décès aux cas de maladie confirme ce qui a été dit plus haut, que les déclarations des cas ne donnent que des chiffres mensongers et trompeurs.
En 1832, le choléra a pénétré dans 73 communes ; il
a atteint 3,945 individus, sur lesquels 1,476 ont suc combé.
En 1849, l'épidémie s'est étendue à 45 communes seulement, 2,462 cas et 1,056 décès ont été déclarés.
L'épidémie de 1854 a done pris une extension beaucoup plus grande que celle de 1832 et de 1849, non-seulement à Nancy, mais encore dans le département.
Le Gouvernement n'avait pas attendu que le choléra eùt pénétré en France, pour prendre des précautions, et le Comité consultatifd'hygiène avait été chargé de rédiger des instructions sanitaires pour les départements. Le 12 novembre 1853, M. le Préfet de la Meurthe les communiqua au Conseil central d'hygiène publique et de salubrité, en l'invitant à pourvoir immédiatement à l'indication des mesures auxquelles il serait opportun de recourir en cas d'invasion d'une épidémie. Le Conseil s’acquitta de la tâche qui lui était confiée, et il rédigea un rapport qui fut inséré dans le compte rendu des travaux des conseils d'hygiène (1). L'événement ne tarda pas à justifier l'utilité de ces mesures que M. Albert Lenglé, Préfet de la Meurthe, fit exécuter avec un zèle et une sagesse dignes des plus grands éloges.
Dans ces jours de calamité, les fonctionnaires civils et militaires, les membres du clergé, les religieuses hospi-