‹ Mémoires de l'Académie de Stanislas (volume 3)Chapitre 23 sur 61 · OiB:ssN?0*M« • (PU XXI, /ï^. S · texte numérisé non relu

OiB:ssN?0*M« • (PU XXI, /ï^. S

(Càppb^ Monn, des Mois, etc., L I, pl. XVI, fig. MB.)

Ce titre de Roi des Romains, que nous rencontrons souvent sur les pièces germaniques, avait dans l'empire Allemagne au moyen âge deux sens distincts (tous deux, au reste, impliquant l'idée de futur em* pereur) : 1* c'était le chef de Fempire après Télec* tion faite par les électeurs et avant son couronnement par le pape ; 2^ c^était (quand il y avait un empereur régnant) un futur empereur élu par les mêmes électeurs que l'empereur même, ou bien le fils ainé de celui-ci, mais sans pouvoir propre tant que l'empereur vivait (en son absence seulement il était vicaire de l'empire); à la mort du souverain^ il devenait habituellement empereur.

D'après le droit public moderne, le privilège de placer sur la monnaie son nom, ses titres ou son effigie, appartient exclusivement au chef de l'Etat, souverain .titulaire. Il n'en a pas toujours été de même. Ainsi, sous la République romaine, le type des monnaies d'or et d'ai^ent était laissé au choix des officiers préposés à leur fabrication. Ils y ins*

Grtvaienl le ptos souvent les faites et les hauts faite

de leurs aicux. Plus tard» les empereurs ne mireot pas seuls leur efBgie sur les monnaies, mais parta* gèrent ce droit avec les impératrices et les mem* bres de leur famille.

Âu moyen âge, le pouvoir de fait, le pouvoir par délégation autorisait celui qui Texerçait à placer son nom sur le numéraire. Ainsi, le tuteur qui gouvernait pour son pupille^ le mari comme bail de sa femme, frappaient monnaie en Jeur nom personnel. Dans les souverainetés électives, le pouvoir intermédiaire , le chapitre (nous l'avons indiqué pour Cambrai), le prévôt pendant la vacancé du siège (nous le verrons plus loin pour certains évéchés) exerçaient ce droit. A Liège, les mambours et les protecteurs inscrivaient leurs noms et leurs titres sur * le numéraire de la principauté dont Tadministration leur était temporairement confiée. En Allemagne, nous voyons beaucoup de prétendants àFempire frapper monnaie avant leur avènement régulier au trAne. ^

Les pièces de Frédéric que nous venons d'indiquer sont bien probablement antérieures à 1218. Peut-être même sont-elles contemporaines de celles de Henri VI, qui déjà Vêtait associé le jeune Frédéric son fib, sous le titre de roi des Romains. Les suivantes paraissent d'une date postérieure.

307. F»e-x)Xa-xeja {linverAtor), tête au type de Henri, renfermée dans un contour quadrangu-

laire; les trois premiers segmeoU coalienuent la . légende, le qaalrième est occupé par une main tenant un sceptre. — 6 . >î« T.-».e-M33c-NXja, carré à double filet, portant la légende à reitérieur, et in* térieurement un cercle coupé par une croix à deux bandes cantonnée de seize points, quatré par quatre et croisettés. (Pl. XXI, fig. 7.)

Collection de H« DÀimBHaBBO.

N** 308. na^im-e^D ~ 9 ^x&sk-nxr.

Type conforme au précédent. (Pl. XXI, fy. 6.)

CoUeetion de M. Damnirbbrg.

(GoBTZ^ Kaùter Mûnzen, n*" 597.)

N"* 309. ^mffiœ.... ccv..., prince à mi-corps,

lèle couronnée, tenant un globe de la raain gauche et un sceptre de la droite. — S . tagmm.kxmxx. (ivi- (as), croix brève à doubles bandes cantonnée de seize points, quatre par quatre et croisettés.

(Pl. Wl/ig.S).

CoUectîoa de M. Dauvbiibbrg.

Une obole au méaie t^pe existe au musée de Berlin.

. OUrULAUME DE HOLLANDE

Guillaume, fils de Florent IV, comle de Hollande, avait épousé Isabelle, tille d'Othon, duc de Brunswick cl de Luncbouig. Pendant le grand interrè-

gne (i). Guillaume fut du nombre des prétendants à l*Ëmpirc, et phi le titre de roi des Romains* N*ayant pu parvenir à se faire unanimement reeoiH naitre empereur, il se retira daos ses Etats de Hollande, et périt en 1256 dans une guerre entreprise coDtre les Fhsoos.

Van-Alkemade et après lui Van-deiP^hijs (2) attribuent à ce prince un esterlia qui présente une analogie remarquable avec une autre pièce au lion, offrant le même revers et que nous avons assignée à Jean H d'Avesnes en la décrivant sous le n* 42. On pourrait dès lors supposer que cette dernière monnaie a été émise, non par Jean II d'Avesnes, mais par son père Jean V qui guerroya si longtemps contre sa mère Marguerite et qui mourut avant d^étre entré en jouissance du comté de Uainaut. On s'expliquerait ainsi une similitude dans les types adoptés, d'une part par Guillaume, et de Tautre par son beau frère Jean I** d'Avesnes, époux d'Alix, fille de Florent iV (3).

(1) On nomme ainsi l'espace de temps écoulé entre la mort de Conrad IV (1254) et l'éleciioa de Rodolphe de Habsbourg (1373)*

(2) Van-Alkbmabb, De Munt der Graaven van Uolland, i voL in-foUo. l>elft, 1700. — VÀiv-DKn-CHMS, Monnaies des comtes de Hollande^ I vol* Harlem, 4858.

(3) Cette opinion, qui a été émise pour U première fois par M. R. Chaloa> se trouve cooûrmée encore par deux découvertes de ttomiaîesj faites en 1866^ l'une à Bruges^ l'autre i

Quoi qu'il en soit, ce curieux esterliii n'a pas encore été retrauiré en nature ; il n'est connu que par le dessin fort incomplet donné par les deux auteurs mentionnés plue haut* Nous le reproduisons tel que nous Tarons trouvé dans Van-der-Chijs.

N' 310. *KO .\x>XG..\, écu triangu-

laire, mi-partie à droite au lion de HoliandOi mîpartie à gauche à Taigle de l'empire. — t . wxda*

Bo^iija:-»ex-cio^, croix anglaise avec une rose dans chaque canton. (Pl. XXI, /î^. 9.)

(Van-der-Chus, AJonn. de Hollande^ pi. li, fy*

henui vn

Henri IV, comte deLuxembourg(i), régna comme empereur d'Allemagne de 1308 à 1313 sous le titre

de Henri VII. II avait épousé Marguerite, fille du

Hoogstraeten (Brabanl), desquelles r^uUerait que plusieurs

estedins au lion, — attribués précédemment dans le cours de œue notice à Jean tl d'Avesnea^ comte de Hainaat (n"" 4^}, k Qui IV y comte de âamt-Pol fn^ itM), à Jean de Flandre, évèque de Liège (n° i 18)^ à Jean II, duc de Brabant (n" iOô, i06, 107, i08, i09ei liO), ^ devraient être antérieurs à 1280 et par suite appaneair à Jean I**, eomte de Hainaut,

àGuillI, comle de Saint-Pul, à Jean III (l'I^ii^^liicn, évêquë «le Li^e et entio au duc de Brabant Jeun 1 ^ (c:ommunic. de M. DB CosTKE, Bev. numm* iteige, 1866, t.lV> 4* série,) (l) Mém. de l'Ac. de Stan., 1868, p. 357.

duc de Brabant Jean 1". C'est à lui qu'il faut aUri* buer les divers esterlins qui suivent.

31 1 . PtnM!nnxa\mBix>ia^ùym, type edwardin* — S . »OA-9E»o*»?A-»e;x*, type edwardin am douze besants. (Pl. XXll, fig. 1.)

(Srblling^ n<>

312. ^ He:ïi»xav0 »e:x(5a2[, même type. La forme des b est différente ; de plus la légende n'est pas séparée au milieu par un aigle. — » ft. Moa- Toa-»e:N-a»3 (Pl. XXH, fig.

(Id., n° 24)

Le mot ToRRENcis laisse quelques doutes sur le siège de Talelier monétaire de cette pièce. C'est un nom probablement altéré pour faire ressembler au tamoviberi des monnaies anglaises. Peut-être dfvons-nous y voir Thorn, ancienne \iiie hanséatique faisant aujourd'hui partie des Etats prussiens; ou bien Thoren, petite ville voisine de Maëstricht, siège d'une abbaye de dames nobles, dont Tabbesse por« tait le titre de princesse et jouissait du privilège de battre monnaie?

N* 313. *7ie:Yi»xccy6 »OA*»EX, même type; un

aigle en tète de la légende . — v • Aon-BTjs^x&s»-

vm, croix anglaise munie de quatre aiglons au lieu

des douze globules. (Pl. XXll, fig. L)

(Numim. ehronicle, 4802, VIT, 2* série^ et Reu, num. belge, 186i, p. 512.)

Celle pièce sort de Tatelier de Méraude. Déjà nous avons indiqué Timporlancc de cet liotel 0:10007 taire sous les comtes de- Namur et les comtes de Luxembourg (1). Nous ajouterons encore qu'en \mr, le 15 août, Henri de Luxembourg y établit quatre-vingts ouvriers nouveaux et vingt-deux monnayeurs, en leur accordant divers privilèges que Philippe-le-Bon renouvela le 14 février 1448, bien que «depuis longtemps Tatelier de Poilvache fût fermé. Les descendants de ces raonuayeurs y existaient encore sous Philippe II qui, en 1589, abolit entièrement leurs privilèges.

LOUIS DE 8AVIÊBE 1314-1347.

Louis V, dit de Bavière, fut appelé à l'empire en 13H par une fraction des électeurs, tandis que rautre nommait Frédéric-le*Bel . Après avoir défait son compétiteur à Mubldorf, Louis se fit couronner par Tantipape Nicolas V dont il avait favorisé Télec» lion. Comme son prédécesseur^ Louis de Bavière frappa des esterlins au type edwardin ; nous en re-* produisons ici plusieurs variétés.

N'^Siét mm%}oyxay0'noM'XMGi»' , téte couronnée de face ; un aigle en tète de la légende ; les

(I) lUân, de l'Académie de Stanislas, 1867, page 365 et 1B6S, p. 3o5.

lettres m et p sont liées ensemble. — 8 . Motwcnf- 3KaT0:-nâXS, type ordinaire des esterliiis* ua aigle remplace les trois besants dans le V canton.

(Pi« XXU, fig. 4.)

Ma eoOedioB.

(SmuiHG, pl. m, fig. 19. ^OÂcmn, Grotcken CiAmet, pl. TOI, fig. 94. — LniwiL, pl. XVIIf» n* 49. —

Caffe^ Moim. des Âois, etc., t. I, n* 7^^.)

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