ARCHEVÊCHÉ DE TR£V£S
Trêves, ancienne capilale des Gaules sous les Romains» possédait déjà à celle époque un atelier monétaire important. Après avoir successivement fait partie du royaume 'd'Austrasie sous Lothaire 1*', du royaume de Lotharingie sous Lulhairell, du royauiao de Germante vers 870, Trêves devint ville impériale et passa, en 1585, sous la domination de Tarchevèque-électeur de Trêves qui jouissait du droit d'y baUre monnaie en son nom. Souvent prise et occupée par les Français, cette ville fut désignée eu 1794 pour être le chef lieu du dépaiiement de la Sarre, puis en 1814 elle passa sous la domination de la Prusse.
D'après Thistoire diplomatique du pays de Trêves, il est établi que le 19 septembre de Tan 902, Louis, dernier empereur de la race de Cliarlemagne, accorda le droit de monnaie et tous les autres droits
(l)BoHL^ Die Trterischen Mûnzen (Monnaies de Trêves), i vol. in-8*. Coblerilz, V édit. 1823.— Siippl. Hanovre, 1837.
édtt. 4847.— Additions à Bohl dans XesTravaux delà Société des Utiki Recherches à Trêves, in*4% de i856 à 18^9.
du comté de Trêves aux évêques métropolitains de 00^0 église (1).
Vers la fin du XIII' siècle, et pendant toute la durée du X1V% la monnaie archiépiscopale de Trêves offre quelque analogie avec les esterlins si en vogue à celte époque. On y voit représentée, tantôt une tète de face avec une touffe de cheveux de chaque côté et coiffée d'une nuire; tantôt la croix Anglaise cantonnée de globules disposés trois par trois dans plusieurs cantons, quelquefois dans tous* En général, l'un des côtés de la pièce offre toujours des différences qui empêchent toute confusion avec les monnaies edv^ardines proprement dites.
Les ateliers monétaires des archevêques de Trêves sont : Drèves, Coblmiz et Wesel. .
TEEVES. — Nous n'avons rien à ajouter à ce que nous venons de dire sur cette localité. Son nom est
représenté sur les monnaies par Moneta {morte ou moeta) Trev, Trêve, Treven, Trevein,l}'evens, Treen, Trever, Trevere, Treveren, Trvren, Treverens.
COBLENIZ. — Cette ville, Confltientes des Aiiciens, tire son nom de sa position même au confluent du
lUua el de la Muselle. Après avoir été une des
(I) Les arcbevêques de Trêves avaient un écu écartelé d'argent â une croix de gueules, auquel ils joignaient souvent les armes de leur iaiailie.
résidences des empereurs carlovîogiens, Coblentz
devint plus tard celle des électeurs de Trêves. Ou sait quel fut le rôle de cette ville dans les premiers temps de la Uévolution. Prise par les Français en 1794, elle fut abandonnée à la Prusse lors de la chute de l'Empire ; elle est aujourd'hui le chef-lieu d'un des gouvernements des provinces rhénanes*
Coblentz se trouve indiquée sur les monnaies par les mots moneta Cm, Coen, Cove, Cm, Cuin, Conf, Con/lu, Con/luen, Confluenc^ Conflunec.
WEZEL. — Petite ville de Téiectorat de Trêves au
sud de Coblentz, désignée aujourd'hui sous le nom à^OberweseL Elle est représentée par moneta Ys, Vesil, Vesseil, Wesal (pour Vesaiiemis).
Une autre ville du nom de Wesel, autrefois ville impériale, était située dans le cercle de Westphaiie» au duché de Clèves, sur le Rhin à Fembouchure de la Lippe.