NASO' + ZN, CL + PB + HO
e'est-&:dire, du sulfate de soude, du chlorure de zinc et du plomb métallique.
Si Ton employait du chlorure de calcium, on aurait du sulfate de chaux ; si c'était du chlorhydrate d'ammoniaque, ce serait du sulfate de cette base ; dans tous les cas, on a du plomb métallique et de plus tm cowant électrique que Ton peut isoler et diriger par les procédés ordinaires. Ainsi, il suffit conime dans la pile de Daniell, de séparer par un diaphragme poreux ie zinc métal électro^positif, du sulfate de plomb contenu dans un second vase de cuivre ou de plomb qui devient négatif, et de remplir les deux vases deau saturée de sel. Dés
que les mélaux soiil unis par un conducteur exlérieur, le courant y circule, et le sulfate de plomb se réduit à I état de plomb divisé tant qu'il y a une proportion eon* venable de zinc, de sel, de sulfate plombiquc et d*eau. Comme on le voit par la formule qui précède, pour un équivalent chimique de zinc, de sel et de sulfate de plomb, on obtient un équivalent de plomb métallique, un de sulfate sodique et un de chlorure de zinc.
On comprend de suite que le chlorure de calcium donnant naissance à un sel insoluble ne peut être employé, malgré son bas prix.
Le chlorhydrate d*ammoniaque donne de bons résultats mais son prix est trop élevé. Si le sulfate d'ammoniaque auquel il donne naissance pouvait facilement se transformer en alun» son emploi pourrait présenter des avantages, car le courant m*a paru avec ce sel avoir plus d'intensité qu'avec le suivant.
Jusqu'à présent j'ai donné la préférence au chlorure de sodium à cause de son abondance et de l'utilité incontestable du sulfate de soude qu'on en retire.
Depuis plus de deux ans et demi, je fais fonctionner une pendule électrique au moyen de deux éléments construits comme je viens de le dire, j'ai pu ainsi étudier toutes les particularités de cette pile, ainsi que les conditions les plus convenables à sa durée, et enfin les produits qu'elle peut donner.
Cette partie étant à peu près neuve, je dois entrer dans quelques détails.
Les produits de ce genre d'éiétnent ayant une certaine influence sur sa marche et sur les relations qui doivent exister entre ses parties, je commencerai par leur examen.
Si Ton suppose que Ton charge un de ces cléfflents
avec un équivalent de zinc qui pèse 406^90
Un équivalent de suliiire plombiquc pesant 1894 50
Un équivalent de chlorure de sodium pe*
sant , 730 37
Et dix équivalents d*eau 1123 >
On a un total de 4i5»37
Diaprés ee qui précède on doit obtenir après épuisement complet de la pile :
Un équivalent de sulfate de soude qui Cxc dix équivalents d eau et pèse 2012s t7
Un de diiorure de zinc 849 70
Un de plomb métallique 1294 50
Poidségal 415»o7
Si donc il était possible dans la pratique de laisser fonctionner un élément jusqu'à extinction complet de tout courant, lequel au delà d*une certaine limite va in* sensiblement en s*affaiblissant pendant un temps trèslong, et de retirer exactement totis les produits nouveaux, voici ce qtie coûterait et rapporterait celle ci dans la supposition admise :
406s de zinc à 70 fr. les 100 kilog V,fS* i/2
1894^ 50 de salfote de plomb à 15 fr. les
tOO kilog 0^,50
730s de chlorure de sodium & 12 fr. les
lOOkilog 0S08 3/4
Dépense totale ... 0S67« 1/4
La valeur des produits serait :
201 9cp de sulbte sodique à 12 francs les 100 kilog., environ 0S2S''
1294b de plomb pur à 70 fr. . . 0^90
Je néglige le chlorure de zinc, dont Toxyde pourrait être cependant retiré et avoir une valeur^
Produit total ^ 1M5«
Excédant de valeur 0^,47 3/4
Total égal 1S15«
Théoriquement on pourrait donc avoir un produit de près de 1 fr. 15 pour une dépense de 67 cent., ou environ 72 pour cent ; que Ton ne se méprenne pas cependant sur ma pensée , cela n*est pas possible dans la pratique, les frais et les pertes de diverses sortes qui sont inévitables mettent ce résultat théorique hors de notre portée.
L'expérience en grand pourrait seule faire connaître jusqu'à quel point on pourrait s'approcher de cette limite, on verra par ce qui suit, que la simplicité du traitement des résidus en question peut faire concevoir respcrance
cl*une mieux-valuc quelconque sur la dépense de chaque clément. Le courant électrique serait donc alors produit sans frais.
On peut prendre une idée du courant produit par la dcsU*uciiou d*un équivalent de zinc,c*est-à-dire, de 406 grammes environ de ce métal» puisqu*il représente la production de 590 grammes ou un équivalent de cuivre galvano-plasliquc, et en mouvement électro-magnétique, la oiarche de deux pendules mues simultanément pendant 5120 heures ou 150 jours, au moyen de deux éléments.