Bordure latérale à droite. — Morceau inférieur
(10) On y lit: annorarionss, ctc.... Traduction latine de la légende du morceau correspondant à gauche.
Hauteur : 519 millim. Largeur : 160 millim.
Callot n’a rien gravé dans aucun des quatre morceaux dont la description précède; les chiffres de renvoi sont de 1 à 47; le ne { est précédé d’une croix servant elle-même de renvoi (*).
Observation commune au siége de la Rochelle et à celui de l'ile de Ré. — Une note de Mariette, datée de 1725, nous
(*) À une époque qu'il est difficile de préciser, mais certainement après que plusieurs morceaux des bordures ont été détruits ou égarés, on a fait graver des planches accessoires pour servir à l'assemblage des six pièces du siége de Ré. En voici la description : |
Ea haut, au-dessus de la seconde planche, se place un cartouche oblong soutenu par deux dauphins. On lit dans l’intérieur de ce cartouche : OBSIDIO ARCIS SANCTI MARTINI | IN INSULA A RETE. ANNO M. D. C, XxV. | Le siege de la Citadelle de Saint Martin dans l'Isle de Ré l'an 1623.
Dans le bas, à gauche, et sous la quatrième planche, on lit un avertissement en latin. — La traduction est à droite sous la sisième planche (cet avertissement est différent de celui qu'on lit à droite et à gauche de la bordure primitive).
Toujours au bas et au milieu, se trouve une légende sur cinq colonnes. Elle reproduit, à pea de chose près, les détails qu'on lit en latin et en français à côté des 46 numéros placés à droite et à gauche dans les premières bordures. Dans cette dernière légende, on ne trouve pas l'explication du n° 47. Cette explication se voit dans les anciennes bordures,
apprend que les planches dés siéges de la Rochelle et de l'tle de. Ré, vendues d’abord au médecin de Lorme, puis à l'orfèvre Fagnani, sortirent des mains de ce dernier peu de temps après qu'il en eut pris possession. « On avait, dit Mariette, été longtemps sans savoir ce qu'elles étaient devenues ; elles ont reparu, depuis un an ou deux, entre les mains du sieur Cars, graveur à Paris.»
Quant aux bordures, les cuivres ont été, en partie, perdus ‘ou détruits longtemps avant que ceux des compositions principales arrivassent entre les maïns de Fagnani. On a, depuis, retrouvé cinq de ces cuivres dont il a été tiré les épreuves qui forment le troisième état des nes 512, 544, 823, 526 et 528. |
On a pu remarquer, dans la description qui précède, qu'aucun signe distinctif ne caractérise les différents tirages des planches des siéges de la Rochelle et de l'ile de Ré. On trouve cependant la preuve d'un tirage du dix-huitième siècle, lorsqu'on rencontre des épreuves des planches inférieures, accompagnées d'un texte tiré sur chaque feuille au moyen d’une planche accessoire. Cette remarque n'est sensible qu’autant que les épreuves n'ont pas été coupées jusqu'au témois du cuivre.
Les différences d'états proprement dits n’existant qu'à l'égard des bordures, on rencontre quelquefois les six planches principales de chaque siége en anciennes épreuves, mais sans bordures. Quelquefois aussi of à pu adapter des bordures anciennes à des épreuves provenant d'un tirage des planches principales exécuté à une époque fort éloignée de leur première publication.