Généalogie de la Maison de Porcelet
Grande pièce gravée au burin, sur deux planches destinées à être assemblées. Au centre de la pièce, se trouve un rectangle contenant, en hauteur, l’arbre généalogique de la famille de Porcelet, originaire de Provence (*), et
mandat de 300 francs (Barrois) mentionné dans le compte du trésorier général de Lorraine (v. notre première partie, note 23 in fine). | |
(*) Cette famille, connue dès l’an 4000, tire son origine de la fable suivante: Une dame de cette Maison se trouvait à la porte de son château, en Provence, lorsqu'une pauvre femme vint lui demander la charité. Non contente de refuser, la châtelaine reproche à la mendiante d'avoir eu deux enfants à la fois. Celle-ci
dont un des membres était évêque de Toul, du temps de Callot. Autour de ce rectangle sont disposés trentetrois sujets, relatifs aux actions qui ont illustré cette maison. Îl y en a douze à droile, en deux colonnes; douze à gauche, disposés de même ; six en tête, aussi sur deux colonnes, et trois en bas, disposés en maniére de cul-de-lampe. Au haut de la pièce, on voit le Christ, debout, couronné d'épines el tenant sa croix de la main droite. Egalement dans le haut, on trouve, à gauche, le monogramme de Jésus- Christ,et, à droite,celui de Marie. On lit au bas, sur une banderole se déroulant à droite et À gauche du sujet qui la coupe : PRÆ-NOBILIS hœæc familia, quæ sinqulari dei prouidentia...... nonne alii nobiscum, et supra nos? Sous la partie de gauche se trouve cette inscription : 1. P. M. L. M. Collector ; et sous celle de droite, cette autre : Zac. Callot Sculptor. Ces inscriptions sont de la main de Callot. — Trésrare (*).
répond à la grande dame : J'e prie Dieu que vous-même ayez autant d'enfants que celle truie a de petits. La truie en avait neuf, et la dame était enceinte. Elle accoucha, peu après, de neuf enfants qui vécurent tous. « Cette fable, dit Lionnois, est trèsancienne dans cette maison, et on la voit enluminée à la bibliothèque des Prémontrés de Nancy à la tête d’une ancienne généalogie des Porcelets.» (Histoire de Nancy, t. 2, p. 422.) Cette généalogie se. conserve aujourd'hui à la Bibliothèque publique de Nancy.
(”) Nous avons rapporté (4re partie, note 9), les différentes
Hauteur de la composition, après l'assemblage des quatre planches : 891 millim. Largeur : 540 millim.
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observations de Mariette sur cette généalogie, qui a été décrite inexactement par Gersaint, p. 118 du Catalogue de Lorangère. Nous persistons à penser que cette pièce a dû être gravée en Lorraine vers 4608. |
Nous ajouterons que le manuscrit conservé à la Bibliothèque publique de Nancy, dont nous avons parlé à la note précédente, est accompagné de 28 dessins qui paraissent être les originaux sur lesquels Callot a fait le dessin sur vélin qui appartenait à M. de Clérambault. Diverses mentions de ce manuscrit sont postérieures, de plusieurs années, à la gravure de la pièce ; ce qui nous porte à croire que le possesseur de ces dessins les aura employés à i{{us- (rer une généalogie manuscrite beaucoup plus étendue que celle de la gravure. |
L'épreuve qui est conservée à la Bibliothèque impériale est tirée sur quatre feuilles, en avant desquelles on lit cette note, d'une écriture du xvin° siècle : « Cette généalogie gravée par Callot est ‘annoncée dans la description des ouvrages de ce célèbre artiste par Gersaint, comme une pièce unique et dont M. de Clérambault, ‘généalogiste des ordres du roi, était seul possesseur. En 1755 on saisit l’occasion de la vente du cabinet de M. de Clérambault pour retirer cette pièce rare el la joindre au Recueil du Roi où elle manquait. Elle fut achetée sept louis et demi. Elle s'est trouvée accompagnée de 34 dessins peints en grisaille, rehaussés de blanc, représentant chacun un évenement que Callot a fidelewent gravé autour de l'arbre généalogique de cette maison. La rareté de ce morceau semble nous imprimer plus vivement encore ce trait d'histoire qui fait tant d'honneur à la maison des Porcelets. Guillaume des Porcelets, gentilhomme Provencal, portait les armes en 1282, lors du massacre connu sous le nom de Vepres siciliennes. De tous les Français qui y furent égorgés, il fut le
+ ft 699. Généalogie de la frnrille dl Turen.
Pièce gravée au burin, en 16142, dans laquelle os voit le tronc d’un arbre généalogique qui s'éléve jusqu'aux trois quarts, environ, de l’estampe. Ce tronc se termine à l'endroit où les deux branches principales se séparent. Celle de droite n’a qu’un seul rameau; celle de gauche en a plusieurs qui se prolongent jusqu'au haut de l'estampe. Sur Île tronc, coupé à l'endroit où les deux branches principales se séparent, est assis un écureuil rongeant une graine. Au pied de l'arbre est une troupe
de chevaliers armés de lances, dont un porte un guidon aux armes de la famille del Tarco. Dans le fond, à droite, on voit Ja ville de Florence surmontée de l'inscription Firenze, et, 4 gauche, une ville fortifiée, bâtie en amphithéâtre sur une colline au-dessus de laquelle on lit semi fonte.
Une inscription italienne placée dans une espèce de cartouche appendu à l’une des branches, à gauche, indique que cet arbre généalogique a été dressé par Jean del Turco le 12 mai 1612, et qu'il est dédié par lui à son parent, Pierre-Francois del Turco, majordome d’Antoïne de Médicis. À droite, en regard de ce cartouche, il s'en trouve un autre qui indique les autorités sur lesquelles la généalogie a été établie.
seul à qui les Sicilieus conserverent la vie, par respect pour ses vertus, » |
Les indications chronologiques commencent en 1202 et s’arrétent en 1589. On lit au bas de l'estampe, et vers le milieu : I, Gallot (*). — Trésrare, | Hauteur : 510 millim. Largeur : 376 millim.