DOCUMENTS
Doc. (page 20).
« Les cours du Gymnase devinrent si célèbres qu'on y accourut non-seulement du fond de l'Allemagne, mais encore de tous les pays étrangers. Il y avait là des Bohémiens et des Moraves, des Hongrois et des Transylvaniens, des Polonais et des Lithuaniens, des Danois et des Suédois, des Ecossais et des Anglais, des Français et des Lorrains, des Vénitiens et des Espagnols. Et ce n'étaient pas d'obscurs étudiants, mais des ducs, des comtes, des barons, des nobles, des patriciens qui venaient écouter les leçons des maîtres, prendre part aux discussions qu’elles soulevaient et jouer des rôles dans les comédies et tragédies qu'on y représentait. »
(Melch. Sebizii rectoris Programma ad Jubil. Argentorati anno 1658 concelebratum.) |
Doc IT (p. 24).
€ On pourrait dire de Strasbourg que l’Institut a fondé une colonie dans cette ville, Arbogast, Brunck, Koch, Lombard, Oberlin, Schweighæuser sont nos confrères, Représentez-vous une maison modeste et commode, dans une rue solitaire; plusieurs cabinets dont les murs sont couverts de livres, non pas précieux, mais utiles, tous à la portée de la main, parce que sans cesse on les consulte; dans quelques intervalles des pancartes pour faciliter les recherches; un demi-jour qui invite à la méditation. Là, dans une espèce de sanctuaire, où l'on n’entre pas sans un
sentiment de respect, on trouve, entre les portraits d’'Erasme et de Juste Lipse, le savant Oberlin leur digne imitateur. Il est principalement occupé d’antiquités et de son édition de Tacite, Schweighæuser est tout entier à ses éditions grecques; Arbogast à ses calculs. Ces savants et huit ou dix autres, se réunissent alternativement chez l’un d’entre eux. J'ai assisté à l’une de leurs réunions chez Oberlin; je voyais un sénat d’érudits. Je crois que c’est dans la ville de Strasbourg que l’érudition a fixé sa résidence ; je crois que c’est là qu'on devrait singulièrement l'entre- . tenir et l’encourager..….. »
(Rapport à l'Institut national, classe de littérature et des beaux-arts, d'un voyage fait en l'an X par A.=G. Camus. Paris, — pluviôse an XI.)
Doc. HI (p. 25).
Paris 49 frimaire an IX de la République française, une et indivisible (4).