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- Est-il possible d'admettre que l'épidémie qui a régné en septembre, octobre et novembre, n'ait pu être prévenue, en raison de la légère diminution d'ozone qui s'est produite pendant ces mois ?
M. le docteur Edmond Carrière, dans un mémoire i intéressant à plus d’un titre (1), a prétendu que le soufle des vents occidentaux est la cause de la transmission du choléra. Cette opinion méritait d'être examinée et vérification faite, nous ne pouvons la partager. Notre journal météorologique nous a fait voir que l'épidémie cholérique qui a sévi à Nancy, depuis le 2 mai jusqu’au 20 novembre 1852, a été précédée et accompagnée par le soufle des vents du nord et de l'est, et qu'il en a été de même pour les épidémies de 1849, de 1854 et de 1855. Avouons-le done, jusqu'à ce jour, la science n'a pu soulever le voile qui nous dérobe la cause et le mode de’ transmission du mal dont l'Inde est le berceau. .
L'épidémie ne s’est pas concentrée dans la ville de Nancy ; 53 autres communes du département ont ressenti
(1) Le choléra en Autriche. Union médicale, nes 131 et 134, année 1855.
sa fatale influence. Voici les noms de ces communes, par arrondissement ; Îe chiffre de leur population et celui de leurs pertes.
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