Titre
Soliman, empereur des Turcs, est représenté au milieu de l’estampe, entre deux soubassements surmontés et entourés de trophées. Il tient de la main gauche un sceptre au-dessus duquel est un croissant, et sa droite soutient un bouclier sur lequel on lit : 1L | SOLIMANO | TRAGRDIA | DEL | CO. PROSPERO | BONARELLI AL | S&R."0 GRAN DVcA | DI | ToscA | KA. — On voit, dans le
dramatique en Italie (v. Salfi, t. XII, chap. Vil). L'auteur était frère du comte Giudibaldo Bonarelli, auteur lui-même de la Filli di Sciro (la Philis de Sciros), dont une édition a été imprimée à Paris, en 1678, avec les jokies figures de Séb. le Clerc. — Le Soliman de Prospero Bonarelli fut imprimé, pour la première fois, à Venise chez Salvadori en 1619, in-12 ; c’est, du moins, la seule édition que Haym cite sous cette date. Outre l'édition de Florence, 4620, dans laquelle les figures de Callot parurent pour la première fois, il en existe deux autres, aussi in-40, l’une de Rome, Corbelleui, 1632, et l’autre de Bologne, Manolessi, 1649. Celle de Rome a échappé à nos recherches. Nous avons pu constater que les figures de Callot décorent celle de Bologne ; mais les planches sont très-usées. | |
Une traduction française de cette pièce par Ch. Viou, s' Dalibray, a été publiée à Paris cn 1637, in-4°. |
haut, les armes couronnées de Florence au-dessus d’un croissant ; le fond représente une bataille.
Hauteur: 91 millim. Largeur : 35 millim.
On connaît trois états de cette planche :
I C'est celui qu'on vient de décrire. On ne voit aucune inscription ailleurs que sur le bouclier; le nom du maître n'est pas £ncore gravé (très-rare).
II. On lit dans le haut, sur l'espèce de croissant placé audessous des armes de Florence : Quindi e’l mio lume offeso ; et à la gauche du bas: Zac. Callot Fa in aqua fort. — A la suite du nom du maître, au-dessous du bouclier, on lit un fragment d'inscription en deux lignes, autre que celle que nous rapportons en parlant de l'état ci-après. Nous n'avons jamais rencontré d'épreuve où cette inscription fût entière. Dans celles que nous avons vues, l'inscription est en grande partie effacée, et il y a des épreuves fort belles où elle n'est pas apparentes dans d’autres, on lit à l’aide d'une loupe : ntana Sottoone Fortezz. (*).
III. On lit distinctement au-dessous du bouclier : Con due lettere discorsiue AL s' ANTONIO BRVNI.
(") Cette inscription se voit aussi, quoique dificilement, sur l'épreuve sans le nom de Callot et sans l'inscription du croissant qui se trouve à la bibliothèque impériale. En général plus l'épreuve est belle et ancienne et moins cette inscription est apparente. Notre conviction est que Callot s’est servi d'un vieux cuivre pour graver cette estampe, cuivre sur lequel les traces laissées par l'inscription antérieure n’ont pas été bien effacées. Nous ne pouvons expliquer la faiblesse des traces anciennes sur le premier état et leur apparition plus vigoureuse sur celles du deuxième et du troisième, que par ce fait que les épreuves du premier état ont été imprimées légèrement, tandis qu'on a imprimé plus JOFLeMenE les suivantes, en faisant (cfer la planche.