MARS
ORDRE pour faire rendre les armes aux habilans de Batiscant, Rivière Batiscant. :
Monsieur,—Il vous est ordonné par la présente d’apporter immédiatement aux trois Rivières, toutes les armes qui vous avoient été confiées pour l'usage des habitans de votre parroisse, des gens qui refusent aussi insollemment de s’en servir pour le bien du public, ne méritent pas d’en avoir l'usage pour leur intérest personnel.
Il vous est enjoint de plus de faire une exacte recherche parmis les habitans de votre parroisse, et de vous faire délivrer toutes les armes qu'ils pourroient avoir acquis de quelle façon que ce soit, pour être délivrés de même au magazin du Roy ; et si après cette recherche vous, ou quique ce puisse être, vient à decouvrir aucun fusil dans votre parroisse, le proprietaire de la maison où ce fusil se trouvera, ou celui entre les mains de qui on pourra le découvrir, est par le présent ordre condamné à douze piastres d'amende pour la première fois, dont la moitié sera pour le délateur, et les six piastres restants pour les pauvres, et en cas de recidive, une telle personne ainsi contrevenant aux ordres sera punie suivant que la loi l'exige.
Je suis fâché d’en devoir venir à cette extrémité, mais la mauvaise volonté de vos habitans est trop manifeste, pour qu’il me soit permis de la tolérer davantage.
Vous aurés à apporter les armes vous même, ou à les envoyer par un de vos officiers, afin qu'il puisse être présent à la visite que l’armurier en fera.
Je suis, Mr. &c.
(Signé) FRED.HALDIMAND.
PLACARD au sujet de la sortie des grains.
De par Son Excellence FREDERICK HALDIMAND, &e., &c. &c.
Come il peut être d'une grande utilité aux habitans de ce Gouvernement d’être instruits à tems des mesures que Monsieur de Murray Gouverneur de Québec a prises pour la libre exportation du bled hors de cette
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Province ; J'ai jugé necessaire de rendre la connoissance publique du Placard ci dessous, afin que chacun puisse se conformer aux restrictions et réserves mentionnées sous lesquelles l'exportation de bled se doit faire au port de Quebec.
COMME rien ne contribuera plus à encourager la culture des terres, et de vivifier le commerce de cette Province, que la sortie libre du bled de froment, à présent son produit principal, “rvû que cette sortie soit assujettie à des réglements qui puissent efficacement prévenir les inconvéniens que le pays en a ci devant ressenti; et comme il est uste et raisonnable que les vendeurs aussi bien que les acheteurs de cette marchandise précieuse puissent être informés de bonne heure desintentions du gouvernement à cet égard, après avoir mûrement réfléchi sur cette affaire, nous avons jugé à propos, et par ces présentes, Nous oRDONNONS,publions et declarons que dès l’instant que la navigation du fleuve $t. Laurent sera ouverte, il sera libre à tout chacun de faire des envois de bled de froment, du Port de Québec aux Ports Etrangers limités par les actes du Parlement Brittannique, pourvu qu’au tems de cet envois, et pendant les quatorze jours précédens, le prix du cours à Québec n'aura pas excédé trois schelings quatre sols, argent courant, par minot ; mais quand le prix du bled à Québec haussera au delà de trois schelings quatre sols, argent courant de Québec par minot, alors en vertu des présentes, l'exportation en est deffendue jnsques à ce qu’il revienne au taux cy dessus spécifié, nommément de trois schelings quatre sols ou au-dessous, et qu'il y continue pendant quatorze jours consécutifs, avant qu'on puisse recommencer à en faire sortir ; Et afin de constater le prix courant, chaque